Suivez les Capitales

Résumé des saisons

2016

Fiche: 56-44, 3e position de la Can-Am

De grands projets s'annonçaient pour la saison 2016 et nombreux d'entre-eux nous aurons fait vivre des moments mémorables lors de cette 18e campagne. En voici donc qui ont marqué l'année!

«Plus que du baseball»

Rarement les Capitales ont convoqué les membres des médias en plein mois de février et ils avaient de très bonnes raisons de le faire! Deux nouveaux actionnaires se sont greffés à l'organisation et à l'actionnaire majoritaire Jean Tremblay: Pierre Tremblay du Groupe JD de Boischatel et Roberto «Bob» Bissonnette. Les dirigeants de l'équipe en ont aussi profité pour dévoiler leur nouveau slogan «Plus que du baseball» décrivant bien ce qu'est une visite au stade!

Peley chez les Blue Jays

En mars, les Capitales apprenaient qu'ils devraient désormais se passer de leur receveur Josué Peley puisque ce dernier rejoignait les ligues majeures avec les Blue Jays de Toronto... à titre de traducteur! 

Peley profiterait ainsi d’un nouveau règlement de la MLB obligeant désormais chaque organisation à employer à temps plein un traducteur espagnol/anglais afin d’épauler les joueurs unilingues hispanophones. C’est par l’entremise de l’ancien Capitale Andrew Tinnish, maintenant directeur général adjoint des Blue Jays, que le contact entre l’organisation torontoise et celle de la Can-Am s’est fait. Mis au fait du curriculum vitae de Peley par Michel Laplante, Tinnish s’est empressé de contacter le receveur qui a obtenu l'emploi! 

Tournée cubaine dans la Can-Am

Après un match historique contre les Rays de Tampa Bay à La Havane le 22 mars, l’Équipe nationale cubaine s'est ensuite tournée vers la Ligue Can-Am pour une tournée historique de 20 parties. Au final, les Cubains auront maintenu un rendement de 11 victoires et 9 défaites dans un périple largement médiatisé.

Les 4 premières parties étaient disputées à Québec où les Capitales ont causé une certaine surprise en remportant 3 des 4 duels, dont 2 devant une salle comble de 4558 spectateurs, une première depuis le passage d'Éric Gagné en 2009. Les deux premières parties de la Série cubaine (9 et 10 juin) ont d’ailleurs été diffusées sur les ondes de RDS 2, attirant plus de 40 000 téléspectateurs par soir! 

Un Gretzky à Québec!

Une petite bombe attendait les partisans au début avril avec l'annonce de la signature d'un nom bien connu, celle de Trevor Gretzky, le fils de la Merveille! Lors du match d'ouverture le 20 mai, le voltigeur a couronné une soirée de rêves avec le coup sûr de la victoire en fin de 11e manche, tout ça devant les yeux de ses célèbres parents!

Les blessures auront toutefois écourté la saison de Gretzky, lui qui a d'abord manqué 35 parties en raison d'une dislocation de l'épaule avant de finalement retraiter à la maison pour subir une opération à cette même épaule à la mi-juillet. En 16 parties avec Québec, le fils de la Merveille a frappé pour ,228 grâce à 13 coups sûrs. Il a produit 7 points et a été retiré 11 fois au bâton.

La Série japonaise

Dans la foulée des événements internationaux, le retour de l’équipe étoile de la Shikoku Island League au Stade municipal s’est aussi inscrit parmi les bons points après une première expérience déjà encourageante en 2015. Plus de 8 300 amateurs se sont déplacés au stade au total des 3 parties nippones tenues du 21 au 23 juin. Les Capitales auront eu le dessus 2 fois sur 3.

Jordan Lennerton frappe dans le mille

Le 14 juillet, le joueur de premier but des Capitales Jordan Lennerton a frappé son 1000e coup sûr en carrière au niveau professionnel dans une victoire de 5 à 1 contre les Miners de Sussex County. Un exploit qui lui a valu une ovation des partisans ce soir-là!

Flo Rida à la mode Capitales!

De passage au Parc de la Francophonie dans le cadre du Festival d'été de Québec 2016, le rappeur américain Flo Rida arborait les couleurs des Capitales lors de son entrée en scène aux alentours de 21h30. Un clin d'oeil remarqué et apprécié!

TJ Stanton chez les Aigles

Pour une deuxième saison consécutive, les Capitales ont dû se passer de leur entraîneur des lanceurs TJ Stanton en milieu de saison, mais cette fois, pour de bon. Ce dernier a été nommé gérant des Aigles de Trois-Rivières le 18 juillet en remplacement de Maxime Poulin. Quelques jours plus tard, les Capitales annonçaient que Karl Gélinas devenait le nouvel entraîneur des lanceurs, tout en gardant son poste de partant #1.

Fitzsimmons retourne dans l'affilié

Après un début de saison exceptionnel et une participation au match des étoiles de la Can-Am/Américaine Association, Jon Fitzsimmons a reçu l'appel tant attendu pour retourner dans le baseball affilié avec l'organisation des Indians de Cleveland au niveau A. 

Le natif de London en Ontario avait réussi 13 sauvetages avant son départ et son ratio de retraits au bâton (44) par but sur balles (7) s’arrêtait à 6,29! À Lake County, il n'a pas ralenti, accumulant 25 retraits au bâton en seulement 16,1 manches de travail!

500 coups sûrs pour Malo à Québec

Le 9 août 2016, Jonathan Malo est devenu le cinquième joueur à frapper 500 coups sûrs en carrière avec les Capitales. Le Québécois a rejoint Eddie Lantigua, Goefrey Tomlinson, Sébastien Boucher et Benoit Émond dans ce club sélect à son 441e match dans la Ligue Can-Am. 

Les Capitales affrontent encore Gagné!

Après avoir disputé une saison mémorable dans l'uniforme des Capitales en 2009, Éric Gagné affrontait son ancienne équipe pour une 2e fois en 2 ans. Après avoir aidé les Aigles de Trois-Rivières en 2015, le récipiendaire du trophée Cy Young en 2003 tentait de faire de même avec les Champions d'Ottawa lors du dernier match de la saison. Malgré une autre performance surprenante (5 manches, 1 point mérité, 6 retraits au bâton), les Capitales ont profité des bourdes de la relève pour l'emporter 17-8. Partie remise pour Gagné? À suivre en 2017.

Capitales vs Boulders en séries

Pour la première fois de leur histoire respective, les Boulders (2e rang) et les Capitales (3e rang) s'affrontaient en séries éliminatoires dans une série 3 de 5. Les deux premières parties avaient lieu au Stade municipal de Québec où les Capitales se sont assurés une avance de 2-0 tôt dans la série. Une victoire marathon de 16-15 (joué en 4h08) des Boulders lors de la partie #3 a toutefois fait virer le vent de côté. Ces derniers ont remporté 3 matchs consécutifs devant leurs partisans pour accéder à la finale de la Can-Am. Un championnat finalement remporté par les Champions d'Ottawa, à leur 2e saison dans la ligue!

Fin tragique

L'élimination des Capitales a toutefois été remise en perspective avec le décès tragique du copropriétaire Roberto «Bob» Bissonnette dans un écrasement d'hélicoptère au Nouveau-Brunswick le 4 septembre 2016. Miraculé, le président Michel Laplante s'en sort presque indemne alors que le pilote Frédéric Décoste perd aussi la vie. Un événement tragique qui est venu assombrir cet été haut en émotions. Une chapelle ardente a été organisée au Stade municipal où famille et amis ont reçu les condoléances du public. 

 

Honneurs individuels chez les Capitales

Joueur par excellence

Jordan Lennerton

Lanceur par excellence

Shaun Ellis

Joueurs défensifs par excellence

Jonathan Malo

Recrue de l'année

Jon Fitzsimmons

Joueur le plus populaire

Jonathan Malo

Joueur communautaire

Lachlan Fontaine

 

Honneurs individuels dans la Can-Am

Releveur étoile de la Ligue Can-Am

Jon Fitzsimmons

2015

Fiche: 53-43, 2e position de la Can-Am

Après une saison difficile en 2014, la troupe de Patrick Scalabrini est revenu en force en 2015 en décrochant la 2e position du classement de la Can-Am. Pour cette 17e saison au Stade municipal, histoire, culture et spectacle étaient réunis, au grand bonheur des amateurs! Voici donc 15 faits saillants de cet autre été mémorable.

Quatre Cubains chez les Capitales

Après être devenu le premier Cubain à jouer en Amérique du Nord avec le consentement des autorités de son pays en 2014, Yuniesky Gurriel a amené du renfort avec lui en 2015. Après un long processus visant a recruté les meilleurs éléments disponibles au printemps 2015, Patrick Scalabrini a finalement opté pour le voltigeur Alexei Bell, l’avant-champ Yordan Manduley et le lanceur partant Ismel Jimenez pour accompagner Gurriel à Québec.

Si la venue de Gurriel avait retenu l’attention des médias lors de ses premiers au Canada, celle du quatuor a grandement attiré la curiosité de journalistes canadiens et américains. Tour à tour, Fox news, TSN, Sportsnet, le Globe and Mail, le Baseball America et même MLB Network se sont intéressés aux athlètes de l’île communiste.

À la mi-juillet, les Capitales ont même eu l’honneur d’accueillir la légende du baseball cubain Lourdes Gurriel, père de Yuniesky, au Stade municipal.

Des Japonais du Stade municipal

La saison 2015 a pris un tout autre tournant culturel les 25 et 26 juin avec la visite de la formation étoile de la Shikoku Island League du Japon. Rituel, hymne national nippon et promotion sont venus colorer cette série des plus uniques en ville !

Le regroupement des meilleurs éléments des 4 formations de la ligue indépendante de l’Île de Shikoku nous a fait découvrir une tout autre facette du baseball. Laissant la puissance au vestiaire, ils ont démontré que la patience au bâton, la vitesse sur les sentiers et l’opportunisme peuvent mener à la victoire lorsque les petits détails sont bien exécutés.

Les partisans présents à l’une ou l’autre des deux rencontres ont même eu droit à un rituel typiquement nippon après la rencontre alors que tous les joueurs sont sortis saluer la foule à la sortie du Stade municipal. Au final, les Capitales ont remporté le 1er match 6 à 3 alors que les visiteurs se sont vengé le lendemain en l’emportant 3-1

L’ascension de Balbino Fuenmayor

Dans l’entourage des Capitales, le nom de l’ancien Capitale Balbino Fuenmayor était sur toutes les lèvres avant de se blesser à un genou au début du mois d’août.  Non seulement, le Vénézuélien a-t-il affiché des statistiques impressionnantes dans le AA, mais il s’est en plus approché des Ligues majeures en transportant sa puissance au niveau AAA avec les Storm Chasers d’Omaha, club affilié aux Royals de Kansas City.

Dans les deux niveaux combinés, Balbino a maintenu une redoutable moyenne de ,358 et un pourcentage de puissance de ,589 ! En 89 parties en 2015, il a frappé 129 coups sûrs, dont 28 doubles et 17 circuits. Ajoutez à cela, 66 points produits et 62 marqués.

Ses performances lui auront valu une invitation au match des futures étoiles de la MLB en compagnie des vedettes de demain. Malheureusement, une blessure à un genou est venue mettre fin à sa saison de rêve. Ce n’est toutefois que partie remise pour celui qui pourrait devenir le 3e ancien Capitale à atteindre la MLB après Jeff Harris et Andrew Albers.

Reportage -> http://www.canamleague.tv/video/217/balbino-fuenmayor-dans-le-aaa

Un circuit… intérieur de Malo !

Le 11 juillet, Jonathan Malo a réussi ce que peu de joueurs peuvent se vanter d’avoir fait dans leur carrière, un circuit… intérieur! Malo a profité d’un bon favorable au champ centre gauche et d’un plongeon manqué des deux voltigeurs pour toucher à tous les coussins sur la même séquence. Voici la séquence vidéo -> http://www.canamleague.tv/video/230/circuit-interieur-de-jonathan-malo

De l’or et du bronze aux Jeux panaméricains

Yordan Manduley, Ismel Jimenez et Tim Smith ont tous dû s’absenter quelques semaines en raison de la tenue des Jeux panaméricains présentés à Toronto. Évoluant à la maison, Smith est revenu à Québec, médaille d’or au cou grâce à une victoire dramatique de 7-6 en 10e manche contre les États-Unis. De leur côté, les deux Cubains ont remporté le Bronze.

Michel Laplante au temple de la renommée

Le 25 juillet 2015, le président des Capitales Michel Laplante a officiellement fait son entrée au Temple de la renommée du baseball québécois RDS en compagnie de Rodger Brulotte.

Actuel président et directeur général des Capitales de Québec, Michel Laplante a évolué plus d'une vingtaine d'années dans le baseball professionnel, d'abord dans l'organisation des Pirates de Pittsburgh, puis avec celles des Expos de Montréal et des Braves d'Atlanta, atteignant le niveau AAA en 2000. Entre-temps, le lanceur droitier a engrangé la première victoire de l'organisation des Capitales de Québec au monticule en 1999 avant d'en devenir le gérant (2005 à 2009) et le président par la suite.

Les plaques des deux nouveaux intronisés sont maintenant affichées au mur du temple de la renommée au Stade municipal de Québec.

Hooker, recordman des sauvetages

Un peu plus d’un an après avoir participé au camp des ligues majeures avec les A’s d’Oakland, Deryk Hooker n’a pas mis de temps à démontrer tout son talent sur la butte du Stade municipal. Auteur de 11 sauvetages en carrière avant de s’amener à Québec, Hooker a réécrit le livre des records des Capitales en atteignant le plateau des 24 parties sauvegardées, une de plus que les 23 de Chris Cox en 2013. Muté dans la rotation de partants à la fin août, Hooker a toutefois dû faire une croix sur le record de la Can-Am de 27 appartenant à Kevin Fitzgerald (2006).

Voici le 24e sauvetage de Hooker en vidéo -> http://www.canamleague.tv/video/344/hooker-enregistre-son-24e-sauvetage-de-la-saison

Un triple jeu, c’est bien, mais deux c’est mieux !

Réussir un triple jeu est un exploit en soi, en réussir deux dans la même saison, c’est exceptionnel !

Le 24 mai à Gary Southshore

Sur un roulant Carlton Salters avec 2 hommes sur les buts, Josué Peley (3e but), Jonathan Malo (2e but) et Tim Smith (1er but) ont uni leur effort pour compléter le 3e triple jeu de l’histoire des Capitales après ceux du 26 juillet 2009 (au New Jersey) et du 27 juillet 2011 (contre Brockton). Vidéo -> http://www.canamleague.tv/video/89/24-mai-2015-triple-jeu-des-capitales

Le 5 septembre contre les Grays de Garden State

En avance 2-0, les Grays avaient l’occasion d’ajouter à leur avance en 3e manche avec deux hommes sur les sentiers et Luis Gonzalez au bâton. Mais pour la deuxième fois de l’année, un roulant vers Peley (3e but), puis des relais à Cédric Vallières (2e but) et Joash Brodin (1er but) ont sauvé la situation ! Vidéo : http://www.canamleague.tv/video/394/5-septembre-2015-triple-jeu-des-capitales-et-walk-off

Un plateau important pour Malo

Le 19 août 2015, Jonathan Malo a atteint un plateau des plus impressionnants pour un athlète en participant à une 1000e partie en carrière dans le baseball professionnel. À cette date, le Québécois de 31 ans en était à sa 11e saison, durant lesquelles il a disputé 240 matchs au niveau A, 325 dans le AA, 74 dans le AAA et 361 dans le baseball indépendant.

Ce nombre déjà imposant pourrait même être doublé si on lui ajoutait ses nombreuses parties présaison, les matchs de séries éliminatoires et les compétitions internationales (Jeux panaméricains, Classique mondiale de baseball, etc.) auxquelles il a participé à travers les années.

Sams se mesure à un cheval

Si une course autour des buts opposait un joueur de baseball à un cheval, qui l’emporterait? Après plusieurs années à se poser la question, on a fait le test le 26 août 2015 au Stade municipal! Résultat, le cheval DV Hollywood Chex a eu le dessus sur Kalian Sams grâce à un temps  de 12:96 contre 13:77 pour le rapide voltigeur des Capitales. La preuve ici -> http://www.canamleague.tv/video/364

Stanton chez les Grays

La saison 2015 représentait le retour d’une équipe itinérante dans la Can-Am, les Grays de Garden State. Prenant la relève de l’équipe japonaise à la fin juin, les Grays d’Eric Pierzchala ont connu leur part de difficultés. Le 30 juillet, les dirigeants de la Can-Am ont décidé d’effectuer un changement des plus surprenants en offrant le poste de gérant à TJ Stanton, l’entraîneur des lanceurs des Capitales, pour la balance de la saison.

Même si les Grays n’ont pas réussi à acheter une victoire contre les Capitales, TJ Stanton aura néanmoins ramené les visiteurs éternels sur le droit chemin en remportant ses trois premières parties à la barre de l’équipe pour un total de 8 victoires en 33 matchs.

Le retour d’Éric Gagné

Après un rendez-vous raté en raison de la pluie le 28 juin, Éric Gagné a finalement effectué un retour au jeu le 28 août, le temps d’un match avec les Aigles de Trois-Rivières. En quatre manches et un tiers, le gagnant du trophée Cy Young en 2003 a limité les Capitales à deux coups sûrs et un point devant une foule record de 6022 spectateurs au Stade Fernand-Bédard. Opposé à son bon ami Karl Gélinas, Gagné aura finalement joué son dernier match en carrière dans l’uniforme des Aigles, dont il est copropriétaire.

Gurriel, champion frappeur

Après être devenu le premier Cubain à avoir disputé un match légalement en Amérique du Nord l’an passé, Yuniesky Gurriel a encore fait parler de lui en 2015, mais cette fois grâce à sa constance au bâton.

 Le voltigeur a terminé la saison 2015 avec la meilleure moyenne au bâton de la Ligue Can-Am avec un taux de ,374.  Il a devancé Joe Maloney et Jared McDonald (,337) des Boulders de Rockland. Il devient ainsi le troisième Capitale à terminer au sommet de la Can-Am après Rene Leveret (,361 en 2012) et Sébastien Boucher (,366 en 2014).

La constance de Karl Gélinas

À sa neuvième saison avec les Capitales, Karl Gélinas a été le partant le plus régulier des Capitales. Non seulement, il a été le seul à atteindre le plateau des 10 victoires, il a en plus maintenu une impressionnante moyenne méritée de 2,11, la 3e meilleure moyenne dans l’histoire des Capitales après Michel Laplante (2,06 en 1999) et Jeff Duda (2,09 en 2012). Gélinas a d’ailleurs atteint le plateau des 8 victoires ou plus pour une 5e saison consécutive.

Ses 3 parties complètes représentent un sommet pour lui en carrière. Il a de plus affiché un impressionnant ratio de 6,77 retraits au bâton par but sur balles alloués. Depuis l’an dernier, Gélinas est le meneur pour les victoires dans l’histoire de l’organisation québécoise avec 59 et 2e dans l’histoire de la Can-Am derrière Isaac Pavlik.

Malgré une saison exceptionnelle qui lui a valu le titre de lanceur de l’année dans la Can-Am, Gélinas n’a pas été en mesure de transporter ses succès en séries. Les Capitales se sont inclinés lors de ses deux départs dans les parties #1 et #5 contre les Jackals. Il a d’ailleurs été ennuyé par une blessure à l’épaule à partir du mois d’août.

En séries, encore contre les Jackals

Pour une 5e fois en 6 ans, le chemin des Capitales (2e rang) a croisé celui des Jackals du New Jersey (3e rang) en séries éliminatoires. Si les Capitales avaient eu le dessus lors des 4 premières confrontations, la 5e fut celle des Jackals qui ont tout de même eu besoin des 5 parties de la demi-finale (3 de 5) pour venir à bout des hommes de Patrick Scalabrini.

Après avoir concédé le premier match au Stade Yogi-Berra, les Capitales ont pris les devants 2-1 dans la série. Les Jackals ont toutefois renversé la vapeur en remportant 2 des 3 parties présentées à Québec.

En grande finale, les Jackals ont toutefois subi l’élimination en finale pour une 5e année consécutive, cette fois contre les Aigles de Trois-Rivières.

Voici d’ailleurs les plus beaux jeux des Capitales dans la série demi-finale -> http://www.canamleague.tv/video/407/jeux-de-la-semaine-serie-demi-finale

Honneurs individuels chez les Capitales

Joueur par excellence

Kalian Sams

Lanceur par excellence

Karl Gélinas

Joueurs défensifs par excellence

Jonathan Malo

Recrue de l'année

Will Walsh

Joueur le plus populaire

Jonathan Malo

 

Honneurs individuels dans la Can-Am

Voltigeur étoile de la Ligue Can-Am

Kalian Sams

Lanceur étoile de la Ligue Can-Am

Karl Gélinas

Releveur étoile de la Ligue Can-Am

Deryk Hooker

Joueur défensif de l'année

Jonathan Malo

2014

Fiche: 46-50, 3e position de la Can-Am

Il fallait s’y en attendre, la séquence de championnat des Capitales allait un jour ou l’autre prendre fin. Ce fut finalement après cinq finales gagnantes. Les hommes de Patrick Scalabrini ne l’auront pas eu facile, terminant avec le pire pourcentage de victoires (,479) de son histoire. Une fiche de 46-50 qui ne reflète toutefois pas le talent présent dans l’alignement de l’édition 2014.

La saison 2014 sera d’abord marquée par la première exclusion des séries des Capitales depuis 2007, mais il serait faux de croire qu’il n’y a pas eu de moments marquants lors de cette 16e saison au Stade municipal, au contraire!

Balbino Fuenmayor s’éclate

En attente de son visa de travail, Balbino Fuenmayor aura mis plus de temps que prévu avant de se présenter au Stade municipal lors du camp d’entraînement, mais une fois arrivé, il n’a pas tardé à se mettre en marche.

Auteur d’une saison record de 131 coups sûrs, dont 30 double, le Vénézuelien de 24 ans en a fait bondir plus d’un de son siège avec ses 99 points produits, le 2e meilleur total après les 112 d’Eddie Lantigua en 2005. Que dire de ses 23 circuits qui n’ont certes pas plu aux arbres du parc Victoria!

Le 17 juin 2014, Fuenmayor a écrit son nom dans une autre page du livre des records de la Can-Am en devant un des rares frappeurs à canonner deux longues balles dans le même manche! Ce n’est rien, dans le deuxième match de programme double de la journée, Fuenmayor en ajoutait un autre ce qui complétait un tour du chapeau en trois présences consécutives…

C’est donc sans trop de surprises que Fuenmayor a raflé les honneurs offensifs, tant chez les Capitales que dans la Can-Am : joueur par excellence de la Can-Am, 3e but sur l’équipe d’étoiles de la Can-Am, joueur du mois de juin et d’août dans la Can-Am, joueur par excellence des Capitales, joueur le plus populaire des Capitales, joueur du mois de juin et d’août chez les Capitales, Coupe Seiko et joueur Colis Grammes.

Vidéo -> http://bit.ly/1vXduy5  

Gélinas, le plus victorieux!

Karl Gélinas en était à sa première saison avec les Capitales quand Keith Dunn a établi le record de 47 victoires en carrières avec Québec. Sept ans plus tard, ce fut au tour du grand droitier de réécrire le livre des records de l’organisation en signant sa 48e victoire. Gélinas aura toutefois dû patienter un mois entre sa 46e et 47e victoire, avant de signer sa 48e le 22 août.

Ce soir-là, Gélinas a été l’initiateur d’une soirée parfaite au Stade municipal au cours de laquelle les partisans se sont manifestés régulièrement. Oeuvrant durant 7.2 manches, le meneur de la ligue Can-Am pour les retraits au bâton (123) n’a cédé qu’un seul point - non mérité - en plus de retirer six Boulders sur trois prises. L’artilleur a soulevé sa casquette sous les applaudissements de la foule à sa sortie du monticule après deux retraits en huitième manche.

En huit saisons avec les Capitales jusqu’ici, Gélinas a savouré 49 gains en 79 décisions. Un record qui devrait s’accroitre en 2015…

Vidéo -> http://bit.ly/1u6Q86S

Gurriel, le pionnier cubain

Des dossiers qui ont fait jaser en 2014 dans l’entourage des Capitales, l’entente entre l’organisation québécoise et les autorités cubaines est certes la plus significative. Non seulement les Capitales ont-ils écrit une page d’histoire en alignant le premier joueur de baseball professionnel originaire de Cuba avec l'accord de son pays, mais ils ont aussi ouvert les portes à un partenariat à long terme avec la Perle des Antilles.

Véritable pionnier dans ce dossier, Yuniesky Gurriel, fils du légendaire Lourdes, aura fait sa place dans le vestiaire des Capitales. Le 23 juillet, à son premier match en Amérique du Nord, Gurriel y est allé de deux coups sûrs en quatre présences, produisant même un point. Celui qui s’aligne avec  ses deux frères plus jeunes à La Havane durant l’hiver a disputé un total de 30 parties avec les Capitales. Après un lent départ, il aura finalement pris son erre d’aller, maintenant une moyenne de ,321 grâce à 25 coups sûrs.

Vidéo -> http://bit.ly/1rGD872

Manche record de 14 points

Le 4 juillet 2014 au Stade municipal, l’offensive des Capitales est à son tour entré dans le livre des records de la Can-Am. Au cours de la 4e manche du match les opposants aux Aigles de Trois-Rivières, les frappeurs québécois ont marqué 14 points, égalant du même coup la production des Tornadoes de Worcester en 2011 en une même manche.

Il aura fallu un retrait au bâton de Tim Smith pour mettre fin à la séquence de 15 frappeurs consécutifs à se rendre sur les sentiers. Au final, les hommes de Patrick Scalabrini ont défilé 19 fois dans le rectangle des frappeurs, récoltant huit coups sûrs. À lui seul, Jonathan Malo y est allé trois fois, bon pour deux coups sûrs.

Vidéo -> http://bit.ly/1lLS1oE

Les mêlées générales

À quatre équipes dans la Can-Am cette saison,  l’animosité s’est fait davantage sentir cette saison. À preuve, les Capitales ont été impliquées dans des épisodes de frustrations alors que les bancs se sont vidés à quelques reprises.

La première fois, le 8 juillet contre les Boulders de Rockland à la suite d’un sévère contact entre Rene Leveret et le receveur Marcus Nidiffer au marbre.

La deuxième fois, lors de la pratique au bâton du 19 août contre les Aigles de Trois-Rivières en réponse à l’épisode des bâtons fracassés de la veille.

La troisième fois, le 29 août contre les Aigles à Trois-Rivières à la suite d’une collision au marbre entre Elvin Millan Jr et le receveur Jean-Luc Blaquière. L’expulsion de Rene Leveret, Brandon Newton et de Jay Johnson s’en est suivie.

Vidéo -> http://bit.ly/WlErfc

Match des étoiles

Il y a quelques années que les équipes de la Can-Am n’avaient pas participé à un match d’étoiles. Invités à rejoindre leur voisin de l’Association américaine pour le retour de ce classique annuel, Karl Gélinas et Patrick Scalabrini se sont envolés vers Winnipeg le 29 juillet pour représenter Québec. Ayant lancé pendant une manche, Gélinas n’aura finalement eu besoin que de 11 lancers pour retiré les trois frappeurs de la formation Sud dans l’ordre.

Deux anciens Capitales ont aussi participé à l’action pour l’équipe Nord. S’alignant avec les Railcats de Gary Southshore, Dustin Crenshaw a échappé deux coups sûrs en 3e manche, mais s'en est sorti sans allouer de points. Représentant des Aigles de Trois-Rivières, Matthew Rusch a accordé le 1er point de la rencontre sur un circuit solo de Devin Goodwin.

La formation du Sud avec qui s’alignaient Michael Antonini des Jackals du New Jersey et Sean Bierman des Boulders de Rockland l’a finalement emporté au compte de 7 à 0.

Dernier tour de Boucher

En 6 saisons avec les Capitales, Sébastien Boucher a soulevé les partisans à plus d’une reprise. Mais à sa dernière apparition au bâton dans l’uniforme des Capitales de Québec le 1er septembre 2014, même Hollywood n’aurait pu faire mieux. Un circuit au champ centre du Stade municipal pour remercier ceux qui l’ont applaudie exploit après exploit.

Au cours des 469 parties qu’il a disputées avec les Capitales, Boucher s’est illustré à tous les points de vue. Offensivement, il a conservé une moyenne de ,319 grâce à 564 coups sûrs et produit 327 points. Sur les sentiers, sa vitesse a fait de lui un poison pour les équipes adverses avec ses 89 buts volés et 361 points marqués. Sans oublier les nombreuses fois qu’il a privé l’adversaire d’un coup sûr certain au champ centre et les coureurs trop gourmands épinglés par son bras canon. Un véritable joueur complet. Sa constance lui aura même permis de s’approcher à trois du record de parties consécutives avec au moins une présence sur les buts avec 47 (26 juin au 26 août 2014).

Vidéo -> http://bit.ly/1tyQYuy

Honneurs individuels chez les Capitales

Joueur par excellence

Balbino Fuenmayor

Lanceur par excellence

Karl Gélinas

Joueurs défensifs par excellence

Jonathan Malo

Recrue de l'année

Matt Helms

Joueur le plus populaire

Balbino Fuenmayor

 

Honneurs individuels chez les Capitales

Joueur par excellence du baseball indépendant

Balbino Fuenmayor

2013

Fiche: 56-42, 1re position de la Can-Am

La saison 2013 des Capitales de Québec aura, comme lors des 14 premières, été forte en rebondissements de toutes sortes. Entre la saga Vladimir Guerrero et le triomphe d’un cinquième championnat consécutif, plusieurs acteurs auront contribué à faire parler des Capitales, et ce, jusque dans les Ligues majeures. Voici donc un aperçu de la saison 2013 des Capitales de Québec en 15 points.

Vlad, futur Capitale?

La 15e saison des Capitales de Québec n’était pas encore entamée que l’organisation faisait déjà la manchette des médias sportifs de la province. La raison, l’intérêt de l’ancien voltigeur vedette des Expos Montréal Vladimir Guerrero à se joindre à une équipe du baseball indépendant. Tentant de rapatrier le Dominicain en terre québécoise, le président des Capitales Michel Laplante discute à plusieurs reprises avec l’agent du célèbre #27, mais le frappeur de puissance accepte en bout de ligne une offre des Ducks de Long Island dans la Ligue Atlantique afin de commencer sa saison en avril plutôt qu’en mai. Un mal pour un bien pour les Capitales puisque les quatre postes de vétérans étaient déjà comblés à Québec et Guerrero ne s’est finalement jamais présenté à Long Island. Une saga qui aura tout de même fait couler beaucoup d’encre.

Trois-Rivières et la Coupe Subway

L’arrivée des Aigles de Trois-Rivières dans la Ligue Can-Am se veut un incontournable de la saison 2013. Non seulement la rivalité entre les Capitales et les Aigles aura pris forme peu à peu sur le terrain, mais elle a aussi soulevé les passions entre les amateurs de baseball trifluviens et québécois. Au total des 22 parties disputées entre les deux organisations, les Capitales auront eu le dessus 13 fois, mais non sans difficulté. Amorçant leur saison dans l’enceinte des Capitales, les Aigles ont subi un balayage de 4 parties au Stade municipal du 16 au 19 mai. Les hommes de Pierre-Luc Laforest se sont toutefois repris en divisant les autres matchs de la saison contre Québec.

Autre nouveauté en 2013, la Coupe Subway récompensant la ville (Québec ou Trois-Rivières) qui engrange le plus de victoires en saison régulière – équipes juniors incluses – lors des confrontations une contre l’autre. Pour la première tranche de cette coupe, il aura fallu attendre le tout dernier match, celui du 26 août, pour faire un gagnant. Les Aigles menaient la série 14-13 avant de voir les Capitales créer l’égalité 14-14 et ainsi ajouter un autre trophée à leur collection en raison de leur fiche avantageuse dans la Can-Am.

Bon à la maison, difficile à Rockland

La saison 2013 des Capitales s’est amorcée sur les chapeaux de roue au Stade municipal. Non seulement les hommes de Patrick Scalabrini ont remporté leurs six premières parties, mais leur première défaite à domicile a été repoussée jusqu’à la 13e joute locale, le 17 juin. Ce fut toutefois tout le contraire sur la route où les Capitales ont peiné à accumuler les victoires en début de saison. En date du 1er juillet, la fiche de l’équipe à la maison s’élevait à 18 victoires et 2 défaites alors que sur la route, on comptait seulement huit victoires en 22 parties.  Une fiche qui s’explique en partie par les déboires des Capitales au Provident Bank Park de Rockland. En 4 voyages au domicile des Boulders, les Québécois n’ont eu le dessus que dans une seule série pour un total de trois gains en 10 sorties. Il n’y a d’ailleurs que contre ces mêmes Boulders que les Capitales ont joué sous la barre des ,500 en saison régulière (6-14).

Série toute canadienne au Stade

Après avoir accueilli les Capitales à leur domicile deux fois dans les deux dernières années, les Goldeyes de Winnipeg rendaient visite pour la première fois de leur histoire à leurs rivaux canadiens pour une série de quatre matchs au Stade municipal à la mi-juillet. Malheureusement pour les hommes de Rick Forney, leur passage dans la Vieille Capitale a tourné en faveur des Capitales qui ont remporté 3 des 4 parties grâce à 26 points marqués contre seulement 11 accordés. Les amateurs présents lors du premier match de la série à thématique hockey se souviendront assurément de l’entrée spectaculaire de Capi sur une Zamboni et des uniformes aux couleurs des Nordiques et des Jets portés par les joueurs!

La saga des receveurs

Avec trois receveurs québécois d’expérience présents au camp d’entraînement, Patrick Scalabrini croyait bien avoir la profondeur nécessaire pour passer à travers la saison. C’était toutefois avant de voir ses hommes masqués tombés un à un au combat. Le premier à se retrouver sur la liste des blessés fut Jean-Luc Blaquière à la fin du mois de juin. Victime d’une commotion cérébrale, résultat d’un coup de genou au visage sur une glissade au 3e coussin, Blaquière s’est d’abord absenté trois semaines avant de rater le dernier mois d’activité en raison d’une blessure à la main. Puis, ce fut au tour de Patrick D’Aoust d’être victime d’une commotion, l’éloignant du terrain pour les deux derniers mois. Josué Peley – non moins épargné par les blessures - a donc dû tenir le fort derrière le marbre pour la moitié de la saison régulière (51 parties). À deux reprises, le gérant a aussi dû faire appel à la recrue Mike Grieco qui s’est lui aussi blessé à un coude avant la fin de l’été. Même Marc-Olivier Mimeault a fait son retour dans le vestiaire des Capitales pour offrir quelques jours de congé à Peley à l’aube des séries. «Peut-être que la faiblesse aura été de ne signer que trois receveurs pour commencer l’année plutôt que huit …» a d’ailleurs ironisé Scalabrini dans son bilan de fin de saison.

Depuis 15 ans, ça se passe au Stade

Les Capitales écrivaient une page d’histoire en 2013 alors que l’équipe célébrait sa 15e année d’existence dans un Stade municipal construit il y a 75 ans. Ces deux évènements ont été soulignés lors des parties du 4 juin et du 3 juillet. À l’occasion du 15e anniversaire de l’équipe, les Capitales ont dévoilé l’équipe d’étoiles qui comprend les meilleurs joueurs ayant évolué pour la formation québécoise depuis 1999. Aussi, les joueurs ont porté différents uniformes au cours de la saison remémorer aux partisans les équipes qui ont foulé le terrain du Stade municipal depuis sa construction.

#9 de Jp Roy immortalisé

Le 25 juillet 2013, l’ancien porte-couleurs des Capitales, Jean-Philippe Roy, a vu son numéro 9 être retiré par les Diamants de Québec (maintenant les Capitales junior) à l’occasion d’une

cérémonie spéciale. Pour l’occasion, Roy s’est fait offrir une chemise encadrée en souvenir de ses belles années comme joueur (1995-1999), puis comme entraîneur-chef des Diamants (2008-2011).

Andrew Albers parmi les grands

Le cheminement d’Andrew Albers fait sans contredit partie des histoires les plus féeriques de la saison. Non seulement l’ancien artilleur des Capitales a fait ses débuts dans les ligues majeures trois ans à peine après avoir brillé dans la Ligue Can-Am, mais il a en plus connu du succès dès ses premiers départs. À son baptême avec les Twins du Minnesota le 6 août 2013, le #63 a muselé les frappeurs des Royals en n’accordant aucun point sur quatre maigres coups sûrs et un but sur balle en huit manches et un tiers de travail. Six jours plus tard, il réussissait un match complet de deux coups sûrs – et un blanchissage – pour son second départ. Il devenait ainsi le deuxième ancien Capitale après Jeff Harris en 2005 à faire le saut dans la grande ligue. De quoi impressionner tous ceux qu’il a côtoyés dans la Ligue Can-Am en 2010!

23 sauvetages pour Chris Cox

Jamais un releveur des Capitales n’avait réussi plus de 22 sauvetages en une saison. En 2004, Alex Santos avait été le premier à surpasser la vingtaine, inscrivant ce record de concession qui aura tenu jusqu’au 28 août 2013. Ce soir-là, le gérant Patrick Scalabrini confiait l’avance de 4-3 des Capitales en 9e manche à son releveur numéro un, Chris Cox. Trois retraits plus tard, Cox recevait la traditionnelle douche d’eau froide ainsi qu’une tarte de crème à raser au visage, gracieuseté de ses coéquipiers en guise de félicitations. Une 23e victoire sauvegardée pour l’Ontarien aux tirs de feu qui souhaitait depuis le début de la saison laisser sa marque dans le livre des records des Capitales. Objectif atteint.

Gélinas, dominant sur la butte

À sa 7e saison dans l’uniforme blanc rayé bleu, Karl Gélinas a sans contredit été le lanceur le plus dominant des Capitales en 2013. Même si le grand droitier n’était pas en mesure d’accompagner ses coéquipiers sur la route en raison d’obligations professionnelles, Gélinas a été le seul artilleur de la Can-Am à atteindre le plateau des 10 victoires en plus de conserver une moyenne de points mérités à 2,98, la troisième meilleure de sa carrière. C’est donc sans surprise que le #34 a été nommé lanceur de l’année chez les Capitales.

L’année de Jonathan Malo

Si Gélinas s’est démarqué dans l’enclos, Jonathan Malo a littéralement pris d’assaut la ligue Can-Am tant en offensive qu’en défensive. À sa deuxième saison avec les Capitales, Malo qui avait été nommé joueur le plus populaire de son équipe en 2012 n’a pas déçu personne en 2013. Non seulement il a encore une fois terminé dans le top 5 de la ligue pour les coups sûrs (114), mais il a en plus été celui qui a croisé le plus souvent le marbre au cours de la saison (76). Ajouter à cela sa vitesse sur les sentiers (27 buts volés) et les petits miracles défensifs dont lui seul est capable. Bref, les astres étaient alignés pour l’avant-champ qui a raflé les honneurs individuels de joueur de l’année dans le circuit Wolff ainsi que joueur par excellence et joueur défensif des Capitales. Tout ça quelque mois seulement après avoir participé à la Classique mondiale de baseball avec Équipe Canada.

Scalabrini enfin reconnu dans la Can-Am!

La saison 2013 a été celle où Patrick Scalabrini a enfin mis la main sur le titre de gérant de l’année. Devenu père d’une petite fille pendant la saison, Scalabrini est le premier gérant de l’équipe à remporter cet honneur. Les Capitales ont terminé au premier rang de la ligue Can-Am pour une quatrième fois en autant d’années depuis que Patrick Scalabrini les dirige. Une année mouvementée qui a été marquée par les blessures et quelques expulsions, dont une à Trois-Rivières où le gérant des Capitales a donné tout ce qu’il avait pour venir à bout d’un troisième coussin tenace.

Le retour de Sausville et Garton

Désespérément à la recherche de renfort à quelques jours des séries éliminatoires, Patrick Scalabrini s’est tourné vers deux anciens Capitales pour compléter sa formation. Dans un premier temps, le gérant a rapatrié le lanceur droitier Dan Sausville qui faisait partie des éditions gagnantes de 2009, 2010 et 2011. Puis, ce fut au tour du voltigeur Josh Garton de recevoir un coup de fil de Scalabrini. Si Sausville a vu peu d’action en séries, ce fut tout le contraire pour Garton qui a conservé la meilleure moyenne offensive des Capitales (.421).

Fuenmayor, en séries seulement

Le dossier de Balbino Fuenmayor en est un autre qui a fait jaser en fin de saison. Acquis par la voie des transactions le 23 août en provenance de Laredo, il a dû patienter jusqu’au 4 septembre pour finalement mettre un pied sur la surface gazonnée du Stade municipal. Le Vénézuélien, ancien espoir hautement évalué des Blue Jays de Toronto, a dû patienter pendant une dizaine de jours dans un hôtel en banlieue de New York dans l’attente de son visa de travail. Après quelques allers-retours entre l’hôtel et le consulat canadien, dont plusieurs tentatives infructueuses, Fuenmayor a finalement obtenu son permis de travail à temps pour le premier match de la série finale, soit deux jours après le passage à Québec de son ancienne formation, les Lemurs de Laredo. Une histoire qui a fait jaser jusqu’au New Jersey… 

Mission 5 accomplie

Déjà assuré de participer à la finale plus d’une semaine avant la fin du calendrier régulier, il ne restait plus qu’à savoir qui des Boulders ou des Jackals obtiendraient la seule autre place disponible pour les parties d’après-saison. La déconfiture de Rockland en fin de saison aura finalement profité aux hommes de Joe Calfapietra qui pour une 3e année consécutive avaient la tâche d’affronter les Capitales, champions de la saison régulière, au meilleur d’une série 4 de 7.

Les Capitales donnent le ton dès le premier match en signant une première victoire de 5-2 à Québec grâce à une performance étincelante de 8,2 manches du partant Karl Gélinas. Les choses se gâtent toutefois le lendemain. En avance 7-2 après 7 manches, la relève des Capitales l’échappe complètement en accordant pas moins de 13 points lors des deux derniers tours au bâton des Jackals. Ces derniers l’emportent 15-7 sous la stupéfaction des amateurs québécois qui voient la série se transporter au New Jersey pour les trois jours suivants.

Après un voyage d’une dizaine d’heures en autobus, les Capitales débarquent à Little Falls avec la ferme intention de faire oublier leur débâcle de la veille. Les hommes de Patrick Scalabrini passent de la parole aux actes en prenant les devants 3-1 dans la finale sur des gains de 5-4 et 6-4 au Stade Yogi Berra. À trois retraits de sabrer le champagne, tout bascule en faveur des Jackals lors du match #5 sur autre remontée tardive. Cette fois, c’est Kyle Regnault qui goûte à la médecine des hommes en rouges qui inscrivent trois points en fin de 9e pour se sauver avec une victoire in extremis de 4-3.

Un mal pour un bien puisque les Capitales retrouvent leurs bruyants partisans pour le reste de la série. Les Jackals jouent les trouble-fêtes lors d’un 6e duel âprement disputé au Stade municipal, à l’image des derniers. Devant 4037 spectateurs présents, les Capitales accusent un retard d’un point à leur dernier tour à la plaque. Josh Garton fait monter l’intensité en atteignant le 2e but après deux retraits, mais le closer des Jackals, Tim Adleman, force la tenue d’un septième et ultime match en retirant Jonathan Malo sur trois prises.

Mardi 10 septembre 2013, pour la première fois dans la Ligue Can-Am, un 7e match sera nécessaire pour faire un véritable vainqueur. La fébrilité est à son comble au vieux stade du parc Victoria malgré une faible pluie qui s’abat sur la région. Il n’y a pas encore trois retraits au tableau que les Jackals mènent déjà 2-0, mais Jonathan Malo réduit leur avance de moitié avec un circuit en solo dès le troisième lancer de l’adversaire. Le ton est donné pour un match offensif qui tourne rapidement à l’avantage des visiteurs. C’est 5-1 Jackals en 4e quand Jeff Helps amorce une foudroyante remontée de 11 points en trois manches, en route vers une victoire de 15-7 et un cinquième championnat consécutif de la Ligue Can-Am, sixième en huit ans. On peut désormais dire, mission accomplie.

Honneurs individuels chez les Capitales

Joueur par excellence

Jonathan Malo

Lanceur par excellence

Karl Gélinas

Joueurs défensifs par excellence

Jonathan Malo

Recrue de l'année

Chris Cox

Joueur le plus populaire

Jonathan Malo

 

Honneurs individuels dans la Can-Am

Gérant de l'année de la Can-Am

Patrick Scalabrini

2012

Fiche: 66-34, 1re position de la Can-Am

C’est maintenant devenu une tradition à Québec, les Capitales remportent les grands honneurs de la ligue Can-Am pour une quatrième année consécutive et une cinquième fois dans les sept dernières saisons. On se souviendra de cette 14e saison comme celle qui aura permis à quelques joueurs d’éclipser de vieux records d’équipe et à d’autres de surpasser les attentes qu’on plaçait en eux sur la surface de jeu du Stade municipal.

Retour au bercail des Québécois

Sébastien Boucher, Patrick D’Aoust, Pierre-Luc Laforest, Guillaume Duguay et Karl Gélinas formaient déjà un noyau intéressant de joueur québécois, mais Patrick Scalabrini et ses acolytes n’ont pas chômé en ajoutant Jonathan Malo, Josué Peley, Guillaume Leduc, Normand Gosselin et Maxim St-Pierre à leur alignement. Même si les deux derniers n’ont pas terminé la saison dans l’uniforme blanc et bleu, les amateurs auront vu à l’œuvre l’élite du baseball québécois sur un même terrain.

Un autre retour pour Nacc

Même le Montréalais Ivan Naccarata s’est senti interpellé par l’efficacité de la brigade francophone. Comme il l’avait fait la saison précédente, « Nacc » a rechaussé les crampons dans la dernière portion du calendrier, aidant les Capitales à consolider leur première place au classement général avec des coups sûrs déterminants vers l’obtention d’une quatrième bague de championnat consécutive.

Jeff Duda, de releveur à partant #1

Jeff Duda aura certainement été le lanceur qui aura fait le plus jaser dans la ligue Can-Am cette année. Duda, qui était releveur à sa première saison chez les Capitales en 2011, s’est rapidement acclimaté au poste de lanceur partant, devenant même l’homme de confiance sur la butte grâce à sa fiche record de 15 victoires et une défaite. Il est passé très près de réussir un match sans point ni coup sûr le 18 juin, mais un simple de Tony Patane dans la neuvième et dernière manche aura mis fin au rêve.

Peley, l’homme à tout faire 

On l’avait décrit comme un joueur d’utilité et c’est exactement avec cette facette du jeu qu’il aura retenu l’attention de tous durant la saison. Josué Peley en a impressionné plus d’un avec son efficacité comme joueur d’avant-champ, son bras canon derrière le marbre et son flair offensif qu’il a lui-même découvert en jouant dans la vieille Capitale.

Il aura réussi ce que peu peuvent se vanter d’avoir fait en occupant tous les positions au cours d’une même campagne, incluant celle de lanceur ! L’homme à tout faire aura été plus qu’une porte de secours pour Patrick Scalabrini qui, au bout du compte, aura réalisé un coup de maître en l’amenant à Québec. 

L’Association américaine

En cette saison « laboratoire », les Capitales ont disputé leur premier match interligue contre des formations de l’Association américaine. Ils ont maintenu la seule fiche positive (11-9) des équipes de la ligue Can-Am contre leurs rivaux de l’ouest malgré une séquence difficile dans un voyage de 10 matchs à Winnipeg (3-0), Saint-Paul (1-2) et Sioux Falls (1-3).

Scalabrini en furie 

Patrick Scalabrini a été contraint de regarder cinq matchs du haut des estrades entre le 7 et le 12 août. Une suspension qu’il lui a été décerné après une longue engueulade avec l’officiel Jim Grillo. Dans tous ses états à son retour à l’abri, Scalabrini a projeté deux chaises sur le terrain pour faire connaître son mécontentement envers une décision de l’arbitre au marbre.

Dernier tour des sentiers pour Laforest

Après avoir disputé plus de 1000 matchs de baseball chez les professionnels, Pierre-Luc Laforest a mis un terme à carrière de joueur en s’élançant pour une dernière fois le 23 août 2012.

L’athlète de 34 ans, qui avait effectué un retour à la compétition la veille en produisant le point victorieux, mit un terme à quelque 17 saisons durant lesquelles il aura subi une dizaine d’interventions chirurgicales. À sa dernière présence au bâton en huitième manche, les spectateurs ne se sont pas gênés pour ovationner le sympathique athlète pour tous les services rendus aux Capitales de Québec et au baseball en général.

En 186 parties dans l’uniforme québécois, Pierre-Luc Laforest aura frappé 184 coups sûrs, dont 39 circuits (tout comme son numéro de joueur) tout en affichant une moyenne au bâton de.268 et une production de 155 points. 

Record d’équipe

Le record de 64 victoires en une saison qu’avaient écrit les Capitales en 2011 aura finalement tenu moins d’une saison. Bénéficiant d’un calendrier de 100 parties plutôt que les 90 jouées précédemment, les hommes de Patrick Scalabrini ont renversé leur propre marque en gagnant pas moins de 66 matchs. Il faut croire que même nos propres records sont faits pour être battus ! 

152 663 fois merci !

Les partisans auront encore une fois été nombreux à se présenter aux parties des Capitales tout au long de la saison. Dame nature n’est pas étrangère à ce succès, elle qui aura certainement influencé l’assistance moyenne qui s’est chiffrée à 3 116 spectateurs par match pour un total de 152 663. Sur les 50 parties jouées à domicile, une seule fois les Capitales ont dû patienter 24 heures supplémentaires pour mettre le pied sur le terrain du Stade municipal en raison de la pluie et une autre où ils auront amorcé un match en soirée pour finalement le terminer le lendemain après-midi.

Les joueurs de l’année

Après une année de trêve, les nominations des joueurs de l’année ont couronné cinq candidats de choix en 2012. Ainsi, Sébastien Boucher (joueur par excellence), Jeff Duda (Lanceur de l’année des Caps et de la Can-Am), Josué Peley (joueur défensif par excellence), Jonathan Malo (joueur le plus populaire) et Chad Jones (recrue de l’année) ont vu leur nom s’inscrire dans l’histoire des Capitales.

Champions !

Et, comme dans tout bon film hollywoodien (et surtout comme dans les trois dernières années), les Capitales ont gagné le match le plus important de la saison, encore une fois contre les Jackals du New Jersey. Même s’il n’y avait qu’une seule série éliminatoire (4 de 7), on s’attendait à une longue série finale, mais les Capitales ont fait mentir les pronostics en décrochant le titre sur la route dès le cinquième match. Une autre saison victorieuse garnie de souvenirs et… d’orignaux !

 

Honneurs individuels chez les Capitales

Joueur par excellence

Sébastien Boucher

Lanceur par excellence

Jeff Duda

Recrue par excellence

Chad Jones

Joueur défensif par excellence

Josué Peley

Joueur le plus populaire

Jonathan Malo

 

Honneurs individuels dans la Can-Am

Joueur étoile de la Can-Am

Jeff Duda

Receveur étoile de la Can-Am

Josué Peley

Arrêt-court étoile de la Can-Am

Jeff Helps

Voltigeur étoile de la Can-Am

Sébastien Boucher

Frappeur désigné de la Can-Am

Rene Leveret

Lanceur étoile de la Can-Am

Jeff Duda

Joueur défensif de la Can-Am

Josué Peley

2011

Fiche: 64-26, 1re position de la Can-Am

« Triplé », C'est le mot que tous les joueurs avaient sur le bout des lèvres dès le début de la saison. À sa deuxième saison comme gérant, Patrick Scalabrini a reconstruit son enclos des releveurs et recruté deux lanceurs partants, John Mariotti et Bryan Rembisz, pour combler les départs au monticule, en plus de ramener à Québec la majorité des frappeurs de l'année dernière.

Devant défendre de nouveau leur titre, les Capitales n'ont pas raté leur chance, déployant leur méthode axée sur la défensive et l'esprit d'équipe pour réécrire le livre des records de la Ligue Can-Am. Ayant remporté les deux moitiés de saison, établissant la marque pour le plus de victoires en une demi-saison, ainsi que le record absolu de victoires en une saison de toutes les ligues dans lesquelles ils ont évolué (62), les Capitales ont réellement connu la meilleure saison de leur histoire.Et le plus spectaculaire, c'est qu'aucun frappeur ne s'est retrouvé parmi les meneurs de la Ligue Can-Am.

La saison 2011 a été l'affaire d'une équipe, tout simplement. Ceci n'a pas empêché certains joueurs, dont le receveur Patrick D'Aoust, de se distinguer. En séries éliminatoires, les Capitales ont vaincus les deux plus grands rivaux, le Rox de Brockton et les Jackals du New Jersey, pour conclure leur saison tout à fait dominante!

Pour une troisième année consécutive, les soirées fraîches de la mi-septembre, ça se passe au Stade.

 

Honneurs individuels dans la Can-Am

Lanceur droitier étoile de la Can-Am

Bryan Rembisz

2010

Fiche: 57-37, 1re position de la Can-Am

Les lendemains du championnat n'ont pas été trop pénibles pour les Capitales, bien au contraire. Présentant un tout nouveau visage, avec les départs d'Éric Gagné, de Pierre-Luc Laforest et de Michel Laplante, les Capitales confient l'équipe à Patrick Scalabrini. À sa première saison comme gérant, Patrick Scalabrini a guidé l'équipe vers une fiche de 57-37, un sommet dans la Ligue Can-Am.

Le retour de Pierre-Luc Laforest au début du mois d'août, ainsi que l'éclosion de Sébastien Boucher, le joueur le plus utile aux Capitales, ont grandement aidé les Capitales, qui formaient une équipe unie et balancée. Pendant qu'Ivan Naccarata fracassait le record d'équipe pour les coups sûrs, Matthew Rusch, Michel Simard, Andrew Albers et Karl Gélinas se distinguaient au monticule.

Malgré une fin de saison chancelante, les Capitales ont éclipsé les Jackals en première ronde. En finale, débutant au domicile des Colonials de Pittsfield, les Capitales sont retournés à Québec avec une série égale 1-1, grâce à un coup de circuit de Laforest dans le deuxième match. Dans le troisième de la série, Karl Gélinas a livré une bataille épique au partant des Colonials, Kyle Zaleski, accumulant 12 retraits sur des prises en neuf manches dans une victoire de 1-0.

Le lendemain, par une autre soirée froide de septembre, Michel Simard a conclu sa carrière professionnelle en offrant un deuxième titre consécutif aux Capitales pendant que Sébastien Boucher réchauffait la foule avec deux circuits. Patrick Scalabrini avait relevé le défi.

 

Honneurs individuels dans la Can-Am

Voltigeur étoile de la Can-Am

Sébastien Boucher

Releveur étoile de la Can-Am

Andrew Albers

2009

Fiche: 53-41, 3e position de la Can-Am

Le visage de Patrick Deschênes voulait tout dire… 

La plus spectaculaire saison de l’histoire des Capitales de Québec a débuté le vendredi 12 septembre 2008, par une froide et pluvieuse soirée. Les Capitales venaient de perdre les deux premiers matches de la finale de la Ligue Can-Am à Sussex et ils étaient de retour au Stade municipal avec l’espoir d’effectuer un retour inattendu. Mais le partant Karl Gélinas avait connu des ennuis en début de match, et malgré un semblant de remontée, les Capitales avaient été témoins des célébrations des Skyhawks de Sussex, qui soulevaient le trophée Arthur E. Ford au domicile du club québécois.  

Accotés sur le bord de l’abri, Patrick Deschênes et Michel Simard demeuraient stoïques et remplis d’amertume. Comment avaient-ils pu en arriver là? Pourtant, les Capitales connaissaient l’une de leurs plus prolifiques saisons à vie. Une récolte de 58 victoires en saison régulière, une marque qui égalait un record d’équipe, la saison extraordinaire de Michel Simard, auteur de 13 victoires, et le retour miraculeux de Patrick Deschênes après avoir vaincu l’enfer de la consommation d’alcool et de drogues... Tout allait pour le mieux en cette saison du 10e anniversaire, mais les Skyhawks ont joué les trouble-fêtes. Derrière le nuage de déception qui planait autour de Patrick Deschênes, se dissimulait une flamme qui refusait de s’éteindre. La victoire était en nous… 

C’est d’ailleurs ce slogan qui a servi de cheval de bataille dans la campagne marketing hivernale des Capitales. Un slogan non-officiel, mais ambitieux et controversé. Dire que les attentes étaient hautes ne serait pas juste. Il fallait réussir là où nous avions échoué en septembre dernier. 

Les retours du joueur-entraîneur Patrick Scalabrini, du joueur par excellence Patrick Deschênes, du meilleur lanceur Michel Simard, du vétéran Eddie Lantigua, du dynamique Josh Colafemina, du valeureux receveur Greg Stevens, du gant d’or Goefrey Tomlinson, du polyvalent Alex Nunez, des jeunes Patrick D’Aoust et Issael Gonzalez, et des lanceurs Ivan Blanco, Karl Gélinas et Orlando Trias, avaient de quoi enthousiasmer les partisans des Capitales. Après tout, c’étaient eux qui avaient guidé l’équipe en finale l’année précédente. À quelques jours du camp d’entraînement, on n’avait jamais ressenti une telle effervescence envers les Capitales de Québec. 

Un appel inattendu 

Comme c’est la coutume quelques jours avant le début du camp d’entraînement, les membres de l’administration se serrent les coudes et passent une soirée ou deux à poser les affiches de commanditaires sur la clôture du champ extérieur. Un certain soir, le gérant Michel Laplante arriva au champ centre avec un sourire au coin des lèvres. « L’agent de Pierre-Luc Laforest vient de me contacter. Pete veut jouer ici », a indiqué Laplante. « C’est plate, mais je vais devoir lui dire non », a-t-il ajouté.  

En raison des règlements de la Ligue Can-Am, qui limitent à quatre le nombre de vétérans par équipe, il n’y avait pas vraiment de place disponible. En évoquant la possibilité d’aligner Laforest, le joueur-instructeur Patrick Scalabrini a généreusement offert sa place, un geste comme on n’en voit jamais dans le monde du sport, peu importe le calibre. Le numéro cinq allait se concentrer sur ses fonctions d’instructeur des frappeurs tout en continuant de s’entraîner, au cas où une blessure ou un départ d’un vétéran surviendrait.  L’officialisation de la mise sous contrat de l’ancien receveur des ligues majeures a donc été accueillie en trombe un peu partout en province. On ignorait à ce moment quel genre d’individu était Pierre-Luc Laforest. 

Évidemment, il aurait pu se sentir amer de se retrouver dans le baseball indépendant après avoir vécu l’ambiance des ligues majeures, où il évoluait en septembre 2007 à peine. Au contraire, Laforest a laissé savoir dès le départ que Québec était l’endroit idéal pour sa remise en forme. En effet, une grave blessure à l’épaule lui avait forcé à rater presque la totalité de la saison 2008. Pendant le camp d’entraînement, et pendant le reste de la saison, Laforest s’est amusé à prodiguer divers conseils à ses coéquipiers, partageant sa vaste expérience dans le monde du baseball professionnel. Au fur et à mesure que la saison avançait, Pierre-Luc Laforest a démontré qu’il est un véritable gentleman en participant à toutes les activités promotionnelles et communautaires de l’équipe. Ses qualités humaines combinées à son redoutable coup de bâton et à sa polyvalence en défensive lui ont permis de mériter le prix du public à la fin de la saison, celui du joueur le plus populaire de l’année.  

À plusieurs reprises cette saison, le numéro 39 des Capitales a offert des performances quasi surhumaines. À son premier match, il a cogné un très long et retentissant circuit directement sur la tour d’électricité tout près du tableau indicateur. Plus tard dans la saison, le 27 juillet, Laforest a réussi un carrousel au Skylands Park de Sussex dans une victoire de 14-5. En effet, il devenait seulement le deuxième joueur de l’histoire de la franchise à frapper un simple, un double, un triple et un circuit dans le même match. Il s’est même permis d’ajouter un autre simple, un cinquième coup sûr, égalant un record d’équipe pour les coups sûrs dans une partie.  

Puis, à la fin de la saison régulière, Laforest a pris une sérieuse option sur le championnat des coups de circuit en frappant trois circuits dans la même rencontre! Il s’agissait de la deuxième fois de sa carrière qu’il réussissait pareil exploit. La balle de son deuxième circuit est passée directement au-dessus du tableau indicateur! Il s’agit sans doute de l’un des plus longs circuits jamais répertoriés au Parc Victoria. 

Pierre-Luc Laforest a été enseveli sous les honneurs à la fin de la saison, méritant le titre du joueur par excellence des Capitales en plus d’être couronné comme le meilleur joueur de la saison dans la Ligue Can-Am.  Une nouvelle monstre! 

Montréal, mardi le 26 mai 2009, 12h11.

Sur la rue Frontenac, à Montréal, le journaliste Martin Leclerc, appuie sur confirmer. Ça y est, son texte est maintenant publié sur le site internet ruefrontenac.com. Il sait que ça ne passera pas inaperçu et qu’il s’agira de la nouvelle sportive de la journée. Mais il ignore aussi qu’à l’autre bout de la 20, au 100, Cardinal Maurice-Roy, son texte aura l’effet d’une véritable bombe! 

Québec, mardi le 26 mai 2009, 12h56. 

La saison régulière approche à grands pas pour les Capitales. Dans un peu plus de 48 heures, les Capitales sauteront sur le terrain pour la 11e saison de l’histoire de l’équipe. La vente de billets pour le premier match va bon train. Les employés de la ville refont une beauté au Stade municipal pendant que le personnel administratif des Capitales pose les dernières affiches sur la clôture du champ extérieur. Les joueurs sont sur le terrain pour la dernière pratique du camp d’entraînement et un souper d’équipe les attend une fois l’entraînement terminé. 

Soudainement, le téléphone se met à sonner. Un journaliste appelle à l’administration pour que l’on lui confirme la plus récente rumeur :  - « Donc, est-ce que c’est vrai qu’Éric Gagné arrive avec les Capitales? » - « Quoi? Tu as pris ça où cette rumeur-là? » lui répond-t-on.  - « C’est présentement sur internet, sur le site de Rue Frontenac… » - « Je te rappelle tout de suite ». 

À quelques mètres de là, le directeur-général Alexandre Harvey voit aussi ses lignes s’engorger. Autant sur son cellulaire qu’à son poste, tout le monde veut savoir! 

Soudainement, plusieurs médias débarquent au Stade municipal afin d’entendre Michel Laplante confirmer la nouvelle et de recueillir les commentaires des joueurs. En l’espace de 24 heures, le gérant Michel Laplante a certainement offert une cinquantaine d’entrevues à des médias partout en province. Les journalistes de TSN, de Sportsnet, et même du Los Angeles Times se sont informés de la nouvelle auprès des communications de l’équipe. Tous ont manifestés leur intérêt de venir à Québec pendant la saison pour voir un départ de Gagné et réaliser un reportage à son sujet. 

Une dizaine de jours plus tard, Éric Gagné arrivait officiellement au Stade municipal. Des médias de partout au Canada étaient sur place pour la conférence de presse annonçant la signature de son contrat. Après avoir effectué quelques lancers sur les lignes de côté, Gagné a répondu aux questions des journalistes pendant plus d’une demi-heure avant de se lancer dans diverses entrevues individuelles. Mais la question qui est revenue le plus souvent était : « À quand un premier départ pour Gagné? » Et il semblait que la date du samedi 13 juin était très appropriée. 

Par une belle journée d’été, dans un stade rempli à pleine capacité et encore plus, Éric Gagné est embarqué sur le monticule d’exercice, quelques minutes avant le début du match, sous les applaudissements nourris des 5354 spectateurs réunis. C’était comme le jour de Noël au Stade municipal, une véritable fête du baseball que personne ne voulait manquer. Le niveau d’excitation et d’enthousiasme était à son comble. Même si le héros du jour a connu des ratés à son premier départ en près de huit ans, et à son premier match de baseball en huit mois, les Capitales l’ont emporté par la marque de 7-6. C’était assurément l’une des plus belles soirées de l’histoire des Capitales. C’était l’une de ces soirées où les gens présents prennent plaisir à raconter en spécifiant : « J’étais là! » 

Avant d’apprendre à gagner, il faut apprendre à perdre… 

Les ajouts de Pierre-Luc Laforest et d’Éric Gagné à un club déjà bâti pour gagner ne laissaient personne indifférent. « Vous êtes en train de vous acheter un championnat », disaient quelques amateurs et journalistes, confiants de voir les Capitales remporter les grands honneurs pour la deuxième fois de leur histoire.  Mais sans trop comprendre pourquoi, les Capitales peinaient à accumuler les victoires, se retrouvant plutôt dans le milieu du peloton derrière les Jackals du New Jersey et le Rox de Brockton. Parfois, les hommes de Michel Laplante jouaient de malchance. Les blessures à la rotation des lanceurs ont fait particulièrement mal alors que trois des cinq partants de l’équipe en début de saison ont vu leur saison être compromise ou encore terminée. Tour à tour, Orlando Trias, Ivan Blanco et Karl Gélinas se sont retrouvés au rencart. 

Et l’attaque, qui devait être une force de l’équipe avec des frappeurs comme Tomlinson, Nunez, Laforest, Lantigua, Deschênes, Naccarata et Stevens, était devenue une faiblesse. Eddie Lantigua a mis du temps avant de prendre son rythme de croisière. N’ayant plus nécessairement sa puissance d’antan, Eddie frappait avec indiscipline et sa moyenne de présences sur les buts se situait en-dessous de la barre de .300. À l’image de ses deux saisons précédentes, Greg Stevens aussi connaissait un lent début de saison. La saison d’inactivité d’Ivan Naccarata se faisait aussi sentir puisque le joueur d’arrêt-court montréalais effectuait beaucoup trop de bévues en défensive et son coup de bâton était aussi plutôt silencieux. 

Le 24 juin, tout fonctionnait pour le mieux. À son troisième départ de la saison, Éric Gagné semblait enfin dominant face aux Jackals du New Jersey. L’offensive avait décollé en marquant huit points tôt dans le match. Après cinq manches, les Capitales menaient 8-1. La débandade s’est toutefois amorcée en sixième manche alors que Gagné a accordé six points sur des simples parfois chanceux qui tombaient dans les trous. Les releveurs n’ont pas été en mesure de conserver la maigre avance d’un point et malgré une remontée tardive qui avait suivi une mêlée générale, les Capitales ont perdu par la marque de 11-10. Comble de malheur, Goefrey Tomlinson est tombé au combat pour une dizaine de jours… 

Dépourvus de leur voltigeur de centre étoile, les Capitales ont fait appel à Sébastien Boucher, un ancien produit de l’organisation des Orioles de Baltimore qui avait atteint le niveau AAA pas plus tard que la saison dernière. L’arrivée de Boucher comblait la perte de Tomlinson, mais elle créait aussi un surplus de joueurs d’expérience. Lorsque Tomlinson serait prêt à revenir, une décision difficile s’imposerait. 

C’est avec tristesse que Michel Laplante a été dans l’obligation de retrancher le receveur Greg Stevens afin de respecter la limite de joueurs LS-4. Un fier compétiteur et véritable guerrier qui s’était donné corps et âme pour l’organisation des Capitales depuis la saison 2007, Stevens a quitté l’équipe le cœur gros. Bien que cette décision fut prise difficilement, elle était dans les meilleurs intérêts de l’équipe puisque les Capitales avaient déjà deux bons receveurs (Laforest et D’Aoust) et que la situation était plus précaire au champ extérieur. 

Les Capitales ont atteint le fond du baril en étant balayés lors d’un voyage de quatre parties à Brockton à la mi-juillet. La fiche saisonnière des Capitales se situait alors à 20-23 et ils n’étaient plus du tout dans la course pour le championnat de la première moitié de saison. Certains amateurs commençaient à douter de la qualité de cette équipe. Un mélange d’incompréhension et de découragement menait à cette inquiétude. À force de se faire répéter qu’ils étaient bons, est-ce que les Capitales avaient pris leurs adversaires à la légère? Les plus optimistes répétaient que c’était préférable que cette période creuse survienne à ce moment-ci de la saison. 

De son côté, Michel Laplante refusait de paniquer ou d’apporter quelconque changement à sa formation. Il avait confiance en ses joueurs et ils savaient que son équipe avait ce qu’il fallait pour se tailler une place dans les séries. C’est avec confiance qu’il est envisageait la deuxième moitié de saison.

Refusant d'abandonner, les Capitales ont connu une excellente deuxième portion et ils ont accédé aux séries éliminatoires. Après avoir vaincu le Rox de Brockton en 4 parties lors de la demi-finale, grâce à entre autres l'une des plus remarquables remontées de fin de partie dans le premier match, les Capitales affrontaient les Tornadoes de Worcester en finale de la Ligue Can-Am. Dans le match #3, dans ce qui devait être son dernier match professionnel, Éric Gagné a été éblouissant, lançant un match complet avant d'être soulevé en héros par ses coéquipiers pendant que plus de 5000 spectateurs l'acclamaient à tout rompre.

Le point culminant de cette saison magique est survenu le lendemain, alors que les Capitales avaient l'occasion de remporter le championnat devant leurs partisans. Karl Gélinasa offert une brillante performance sur la butte, Patrick Scalabrini a frappé un circuit de deux points et les Capitales l'ont emporté par la marque de 7-4. «Dire que les bons gars ne gagnent pas n'a jamais été aussi faux! », a spécifié Michel Laplante pendant les célébrations d'après-match. Et il n'a jamais aussi tant eu raison.

 

Honneurs individuels dans la Can-Am

Joueur par excellence de la Can-Am

Pierre-Luc Laforest

Receveur étoile de la Can-Am

Pierre-Luc Laforest

2008

Fiche: 58-36, 1re position 

Bonne fête Capitales!

En cette saison festive, les Capitales célèbrent la 10e campagne de leur histoire. Afin d’agrémenter les célébrations, l’équipe québécoise a mis sur pied une formation assez spectaculaire, peut-être même la meilleure de l’histoire du club.   Du moins, c’est ce que croit Michel Laplante en début de saison. En fait, les Eddie Lantigua, Patrick Deschênes, Patrick Scalabrini, Goefrey Tomlinson et Greg Stevens stabilisent le cœur de l’ordre des frappeurs, auquel s’ajoutent Alex Nunez, Mike Goss, Josh Colafemina et José Contreras. Au monticule, l’acquisition d’Éric Cyr, jumelée au retour de l’as lanceur Michel Simard, laisse présager un été plus que spécial au Stade municipal.  

Les Capitales, des forces de la nature 

Les attentes sont élevées, pas de doute là-dessus! Mais les Capitales les excèdent en première moitié de saison, malgré les nombreux caprices de Dame Nature.   Pendant que l’offensive domine outrageusement les lanceurs adverses, la rotation des lanceurs, un point d’interrogation pendant le camp d’entraînement, s’affiche également comme la meilleure de la Ligue Can-Am. Éric Cyr est fidèle à ses habitudes, Michel Simard prend du galon à sa deuxième saison dans sa cour et Luis Valdez, retranché du Pride de Nashua, est une agréable surprise.   Les Capitales accumulent les victoires et mettent la main sur le championnat de la première moitié de saison. Ça sent les séries à Québec! 

Cyr part, voilà Trias! 

Pendant ce temps, les Capitales doivent composer avec la perte de leur as Éric Cyr, qui rejoint les filiales des Dodgers de Los Angeles à la mi-saison. Évidemment, on ne remplace pas le meilleur gaucher de la ligue facilement. Cependant, Michel Simard prend les bouchées doubles et se lance à la poursuite du record d’équipe pour les victoires en une saison, améliorant l’ancienne marque de 11.  

Afin de remplacer Cyr, les Capitales embauchent temporairement Orlando Trias, qui avait débuté la saison avec les Rapidz d’Ottawa. Dès son premier départ, Trias est époustouflant et mérite sa place dans la rotation des Caps. Le 24 août, quelques jours à peine avant le début des éliminatoires, Trias accomplit un exploit plus que rarissime. En effet, il lance un match sans point ni coup sûr contre le Pride de Nashua, une première performance du genre dans l’histoire des Capitales. 

Le miraculeux retour de Patrick Deschênes 

La saison précédente, le Québécois Patrick Deschênes avait effectué un retour au jeu après s’être sorti de l’enfer de l’alcool et de la drogue. Pendant quatre ans, Deschênes s’était retrouvé à l’écart du terrain, souffrant le martyre. Renouant avec sa passion et reprenant goût en la vie, Deschênes termine la saison avec une moyenne de .301, une dizaine de circuits et 67 point produits. Lors du dernier match de la saison régulière, il est nommé le joueur par excellence des Capitales. En se présentant au marbre pour recevoir ses prix, Deschênes arbore son plus beau sourire. De retour dans l’abri, il est enseveli sous les félicitations de ses coéquipiers. 

Les records tombent! 

Contrairement aux années précédentes, ce ne sont pas les performances individuelles qui retiennent le plus l’attention. L’esprit d’équipe est à son comble et les Capitales se fient sur les efforts collectifs pour égaler le record d’équipe pour les victoires en une saison, avec 58. De plus, le 27 août, les hommes de Michel Laplante atteignent un plateau historique en remportant la 500e victoire de la franchise.  

Des séries magiques 

Opposés au Surf d’Atlantic City de Cecil Fielder, les Capitales entrent en séries avec confiance. Le premier match de la série est possiblement le meilleur match de l’histoire de l’équipe! Pendant 12 manches, les Capitales et le Surf se livrent une bataille épique. Ce n’est qu’en fin de douzième que Josh Colafemina met fin à l’impasse en croisant le marbre à la suite d’une course folle autour des buts. Auparavant, les deux équipes avaient laissé moisir de gros coureurs sur les sentiers. En onzième, le Surf avait rempli les buts avec aucun retrait, mais le lanceur Orlando Trias réalise une pièce d’anthologie en retirant les trois frappeurs sur des prises. Cette partie fut tellement émotive que le gérant du Surf Cecil Fielder confia le lendemain que c’était l’une des rencontres les plus intenses auxquelles il avait participé dans sa carrière. 

Les Capitales écartent le Surf en quatre parties et accèdent à la grande finale pour la troisième fois dans les quatre dernières saisons. Face à leur bête noire, les Skyhawks de Sussex, les Capitales s’inclinent en trois parties.

 

Honneurs individuels chez les Capitales

Joueur par excellence

Patrick Deschênes

Lanceur par excellence

Michel Simard

Joueur défensif de l'année

Patrick Deschênes

Recrue de l'année

Mark James et Josh Colafemina

 

Honneurs individuels dans la Can-Am

3B étoile de la Ligue Can-Am

Patrick Deschênes

Lanceur partant droitier de la Ligue Can-Am

Michel Simard

2007

Fiche: 49-45, 5e position 

La conquête du championnat de la Ligue Can-Am a insufflé un  vent d’optimisme sur les Capitales, qui doivent désormais composer avec les attentes rehaussées des amateurs. Il semble déjà que les Capitales n’attendront pas huit ans avant de goûter à un deuxième championnat. 

De nombreux joueurs de l’édition 2006 ne veulent plus quitter Québec! Ainsi, les Capitales amorcent la saison avec un noyau très similaire à celui de la saison précédente. À ce groupe s’ajoutent le receveur Greg Stevens, le deuxième-but Boomer Berry et les lanceurs Michel Simard et Karl Gélinas. Ces nouvelles coqueluches remplacent les vétérans Olivier Lépine, Dany Scalabrini et Gabe Ribas, tous à la retraite. Dès le début du camp, les joueurs meurent d’envie de renouer avec le baseball. 

Pour la toute première fois, les Capitales sont l’équipe à battre! Et dès la partie d’ouverture, alors que les joueurs de l’édition championne reçoivent leur bague de championnat, on ressent une certaine pression. Mais cette pression stimule les Capitales, qui bouclent la première moitié de saison avec un dossier de 27-20, à quelques matches seulement des Jackals du New Jersey. Les Caps se retrouvent donc dans une position enviable pour débuter la seconde portion. 

Épidémie (s) 

Au camp d’entraînement, le releveur Cristian Mendoza se plaint de vives douleurs au coude droit. Mendoza refuse de se faire opérer et décide de lancer malgré la douleur. Toutefois, le releveur colombien ne peut occuper un rôle de premier plan. La liste des blessés s’allonge au fur et à mesure que la saison avance. Tour à tour, Mike Galloway, Goefrey Tomlinson, Karl Gélinas, Scotty Martin, Boomer Berry, Kevin Beavers, Corey Stang et Eddie Lantigua sont ennuyés par diverses blessures. C’est sans compter le départ de Bryan Dumesnil pour l’organisation des Braves d’Atlanta, à la mi-saison. 

Avant que l’épidémie ne surgisse, les Capitales avaient de quoi rêver. En effet, les Capitales avaient ajouté Ivan Naccarata, Patrick Scalabrini et Patrick Deschênes à leur alignement. Malheureusement, quelques jours à peine après leur arrivée, Scalabrini et Deschênes se retrouvent au rencart. Scalabrini se déchire le ligament croisé antérieur, mais il revient à temps pour la fin de la saison, sur une seule jambe. 

Courageux, mais… 

Le moins que l’on puisse dire, les Capitales refusent catégoriquement d’abandonner. Même si les lanceurs connaissent quelques difficultés, les frappeurs provoquent de très belles choses offensivement. En dépit des blessures récurrentes, les joueurs se présentent sur le terrain, parfois en boitant, parfois complètement vidés. Le dernier droit de la saison est spécialement enivrant. Toutefois, des performances chancelantes des lanceurs dans la dernière semaine empêchent les Capitales d’accéder aux séries. 

Pendant la saison, Michel Laplante a été confronté à une importante décision : améliorer son équipe en libérant les joueurs blessés ou encore faire preuve de loyauté et de patience envers eux. En optant pour la seconde option, Laplante savait que l’édition 2008 pouvait être extraordinaire.    

 

Honneurs individuels chez les Capitales

Joueur par excellence

Eddie Lantigua

Lanceur par excellence

Michel Simard

Joueur défensif de l'année

Greg Stevens

 

Honneurs individuels dans la Can-Am

1B étoile de la Ligue Can-Am

Eddie Lantigua

2B étoile de la Ligue Can-Am

Boomer Berry

2006

Fiche: 44-44, 1re position 

Depuis 1999, Miles Wolff possède pratiquement tout l’actionnariat des Capitales de Québec. Cependant, sept ans après avoir implanté une franchise dans la Vieille Capitale, Miles Wolff peine à accumuler les profits. À ce moment, déçu par les résultats financiers de 2005, Wolff songe à vendre ses parts. 

Genex Communications, qui possède déjà la station CHOI 98,1 et le Radio X de Québec, s’intéresse alors à l’acquisition des Capitales. Pour sa part, Wolff entrevoit d’un bon œil l’arrivée de partenaires locaux bien implantés dans la région de Québec. Toutefois, les négociations ne se passent pas comme prévues et Wolff balance encore entre le cœur et la raison. Après un temps des fêtes plutôt émotif, Wolff annonce qu’il conserve le contrôle de ses Capitales.  

Ayant repris les rennes de l’équipe, Wolff demande à Michel Laplante d’occuper également le poste de directeur-général. Puis, les Capitales se tournent vers Jacques Doucet, la voix des Expos de Montréal pendant 33 ans, pour la radiodiffusion de leurs parties.  

Un début de saison catastrophique 

La première moitié de la saison 2006 est exécrable. Les puissants frappeurs se dissimulent et la défensive bousille à de nombreuses reprises. Les joueurs craignent pour leur poste et l’équipe éprouve toutes sortes de difficultés. À la mi-saison, les Capitales présentent la pire fiche (16-27) de leur histoire. 

Revirement de situation 

Patient, Michel Laplante refuse de paniquer. Il apporte tout de même quelques changements, mais il refuse de toucher au noyau de son équipe. Laplante croit tellement en ses chances qu’il vise une récolte de 30 victoires en deuxième moitié. Dès lors, l’équipe se met au boulot. Eddie Lantigua amasse une tonne de coups sûrs en route vers le championnat des frappeurs. Gabe Ribas se révèle tout simplement trop fort pour la Ligue Can-Am, et le reste de l’équipe, inspiré par les efforts des deux vétérans, parvient à remonter la pente. 

Engagés dans une lutte pour leur survie, les Capitales ajoutent Ryan Lehr, Ed Montague, T.J. Stanton, Jorge Perez et J.C. Huguet, de véritables déchaînés qui n’ont que la victoire en tête.  

La rivalité 

Mais avant de se qualifier pour les séries, les Capitales doivent d’abord affronter leurs plus grands rivaux, le Spirit de North Shore. Lors de la troisième rencontre d’une série présentée à Québec, Gabe Ribas atteint Rob Fischer pour la deuxième fois de la partie. Les bancs se vident et une violente bagarre éclate. Une fois le calme revenu dans l’arène, les Capitales l’emportent contre North Shore et consolident les liens qui unissent les joueurs. Ça sent les séries! 

Lors de la première ronde, les Capitales rencontrent de nouveau North Shore, les grands favoris. Cependant, les Caps causent une surprise de taille en éliminant le Spirit en cinq parties! 

La finale 

En finale contre le Rox de Brockton, les Capitales prennent rapidement les devants 2-0 dans la série. Au bord du précipice, le Rox se relève et remporte les deux rencontres suivantes. Lors du cinquième et dernier match de la série, les Capitales font confiance à Gabe Ribas, qui ne rate pas l’occasion de terminer sa carrière sur une bonne note. Avec l’égalité 4-4 en début de neuvième manche, Ed Montague frappe un important coup sûr pour donner les devants aux siens. Puis, revivant toutes les émotions de la saison, les Capitales mettent la main sur le trophée Arthur E. Ford lorsque Cristian Mendoza provoqua le dernier retrait. 

La saison 2006 est donc l’histoire d’une équipe qui, aux prises avec de nombreux obstacles pendant plusieurs mois, est parvenu à atteindre son momentum en séries éliminatoires. « C’est la plus belle histoire sportive que j’ai vécue », souligne Michel Laplante. 

Honneurs individuels chez les Capitales

Joueur par excellence

Eddie Lantigua

Lanceur par excellence

Gabe Ribas

Recrue par excellence

Goefrey Tomlinson

 

Honneurs individuels dans la Can-Am

3B étoile de la Ligue Can-Am

Eddie Lantigua

Lanceur partant droitier de la Ligue Can-Am

Gabe Ribas

3B étoile du baseball indépendant

Eddie Lantigua

2005

Fiche: 59-33, 1re position de la Division Nord

Six ans et quatre gérants après la naissance des Capitales de Québec, Miles Wolff décrète l’arrivée d’une nouvelle ère au Stade municipal. À la recherche d’un nouveau gérant, Wolff lance un appel au meilleur lanceur de l’histoire du club et lui demande d’apporter sa touche magique dans le bureau des entraîneurs. Le gérant anticonformiste Michel Laplante est le candidat parfait pour cette ère de renouveau!  

En acceptant les gouvernes de l’équipe, Michel Laplante devient le premier gérant québécois de l’histoire de la franchise. Mais ce ne sont pas les racines francophones de Laplante qui retiennent l’attention. Au contraire, Miles Wolff est impressionné par la philosophie de gérance de Michel Laplante, un homme axé sur les relations humaines. Dès sa première réunion d’équipe, Laplante prononce un discours complètement aux antipodes de ce qu’il avait entendu en douze ans de carrière. De plus, Laplante est entouré de deux adjoints québécois, Joël Landry et Stéphane Dionne.  

Départs à combler 

Quelques jours avant le match d’ouverture, les Capitales doivent composer avec les pertes de leurs deux meilleurs lanceurs, Keith Dunn et Gabe Ribas, qui signent des ententes dans le baseball affilié. Malgré tout, les Capitales débutent la saison en lion avec huit victoires consécutives. Les autres lanceurs lèvent leur jeu d’un cran et le pompier Cristian Mendoza relègue rapidement Alex Santos aux oubliettes.  

Par ailleurs, l’offensive des Capitales est complètement déchaînée alors que Goefrey Tomlinson, Buck McNabb, Olivier Lépine, Dany Scalabrini, Benoît Émond, Lee Delfino et Todd Leathers animent le spectacle au Stade municipal. Il faut aussi dire qu’un certain numéro 31 transporte l’équipe sur ses larges épaules.  

Du jamais vu! 

Eddie Lantigua est sans contredit le joueur le plus populaire des Capitales depuis quelques années et en ce début de saison, le puissant Dominicain est plus qu’impressionnant! Après seulement 14 matches, Eddie compte déjà huit circuits et 28 points produits à sa fiche. Et il ne s’arrête pas  là! En effet, Lantigua continue de réécrire le livre des records des Capitales et de la Ligue Can-Am. Il termine l’année avec 31 circuits et 112 points produits en 90 parties, des records qui ne seront possiblement jamais battus… 

« Les gens qui regardent les records de la Ligue Can-Am sont convaincus  qu’il s’agit d’une erreur de frappe », rigole Michel Laplante. Grâce à ses exploits hors du commun, Lantigua mérite le titre de meilleur joueur du baseball indépendant. 

Départ et renfort critiqués 

À la mi-juillet, l’arrêt-court Lee Delfino informe l’état-major des Capitales qu’il a l’intention de quitter l’équipe à la fin du mois du mois d’août pour participer à un tournoi avec l’équipe canadienne. Évidemment, cette décision ne plaît pas à Michel Laplante, qui perd un élément-clé à l’aube des séries. Cependant, Delfino lui promet de jouer avec intensité jusqu’à son départ.  

Avant la fin de la saison, les Capitales procèdent à une vague de changements quelque peu critiquée. Six joueurs en provenance de la Ligue Centrale arrivent en renfort. Toutefois, ces joueurs performent en-deçà de leurs capacités. 

Pour la toute première fois de leur histoire, les Capitales atteignent la finale de la Ligue Can-Am, balayant le Rox de Brockton en trois parties. L’histoire se corse en finale, alors que les Capitales sont défaits en trois matches par l’équipe surprise des Tornadoes de Worcester.    

 

Honneurs individuels chez les Capitales

Joueur par excellence

Eddie Lantigua

Lanceur par excellence

Cristian Mendoza

Recrue par excellence

Simon Légaré

Joueur défensif par excellence

Todd Leathers

Joueur le plus populaire

Eddie Lantigua

 

Honneurs individuels dans la Can-Am

3B étoile de la Ligue Can-Am

Eddie Lantigua

Voltigeur étoile de la Ligue Can-Am

Goefrey Tomlinson

Releveur étoile de la Ligue Can-Am

Cristian Mendoza

Joueur par excellence de la Ligue Can-Am

Eddie Lantigua

Joueur par excellence du baseball indépendant

Eddie Lantigua

2004

Fiche: 58-34

Depuis leurs débuts, les Capitales accumulent les succès en saison régulière, mais les séries éliminatoires sont une toute autre histoire. Jamais l’équipe québécoise n’est parvenue à remporter une seule ronde éliminatoire. Pour la troisième année consécutive, les Capitales ont un nouveau gérant. C’est maintenant au tour de Darren Bush de tenter de réussir là où les autres ont échoué. Malgré ses 30 ans, Bush est l’homme de la situation selon le propriétaire Miles Wolff.  

Le retour de l’enfant prodigue 

Encore une fois, les Capitales sont dans l’obligation d’apporter quelques changements à leur formation. Par contre, l’état-major réussit un coup de maître en rapatriant le receveur québécois Olivier Lépine, jadis le joueur le plus populaire de l’équipe. Le départ de Lépine, en juin 2001, avait causé toute une controverse dans l’entourage des Capitales, mais c’était de l’histoire ancienne. De retour derrière le marbre du Stade municipal, Lépine joue comme lui-seul en est capable. Il produit 49 points dans le rôle de neuvième frappeur en plus de diriger les lanceurs à merveille.  

Des histoires touchantes 

Recrue par excellence en 2001, Benoît Émond a plafonné au cours des dernières saisons. Au camp d’entraînement, Émond est loin d’avoir un poste assuré. Le voltigeur québécois gagne sa place et redevient un redoutable premier frappeur. Émond se permet même d’éclipser le record d’équipe pour les coups sûrs en une saison et il mérite le titre de joueur par excellence. 

Encore une fois, les Capitales ont un excellent personnel de lanceurs et les équipes du baseball majeur n’hésitent pas à y piger quelques lanceurs pour renflouer leurs clubs-écoles. Ainsi, les Caps doivent composer avec les pertes de Jeff Harris, de Paul Abraham, de Ben Grezlovski et de Chuck Crumpton en cours de saison. L’histoire de Jeff Harris demeure la plus spectaculaire. Les Mariners de Seattle l’assignent au niveau AAA, à la porte des majeures. L’année suivante, Harris devient le premier joueur des Capitales à atteindre les grandes ligues! 

Afin de remplacer ces lanceurs, les Capitales embauchent deux jeunes artilleurs, Alex Santos et Paul Jacinto. Santos était un lanceur prometteur de l’organisation des Devil Rays de Tampa Bay qui n’avait jamais répondu aux attentes. À son arrivée à Québec, Santos fait un malheur comme releveur numéro un. Faisant son entrée au monticule sous le rythme de Metallica, Santos établit une nouvelle marque d’équipe pour les sauvetages. Pour sa part, Jacinto est un lanceur issu des rangs collégiaux. Malgré son inexpérience, il est étincelant en huit départs, conservant une fiche de 7-0 avec une MPM de 0.90. Les deux signent un contrat avec une formation des majeures à la fin de la saison. 

Et il y a aussi l’histoire de Goefrey Tomlinson…

Une blessure bizarre au pied avait déraillé la carrière de ce voltigeur doué, ancien espoir des Royals de Kansas City. Pendant quatre ans, Tomlinson était demeuré inactif du monde du baseball, étant opéré à quatre reprises. De retour sur les losanges, Tomlinson devient, par enchantement peut-être, le meilleur voltigeur de la ligue.  

La malédiction  

C’est un très bel été à Québec. Les Capitales terminent la saison avec une fiche incroyable de 58 victoires contre 34 défaites et se dirigent en séries avec la ferme intention de tout gagner! Malheureusement, l’histoire se répète. En première ronde, les Caps sont éliminés en cinq rencontres contre le Spirit de North Shore, et une rivalité entre les deux clubs naît. Cette défaite cause passablement de déception au sein de l’équipe. Pressenti pour revenir avec les Capitales, Darren Bush accepte toutefois un poste dans l’organisation des A’s d’Oakland. Pour Miles Wolff, il est temps de passer à une autre ère.      

Honneurs individuels chez les Capitales

Joueur par excellence

Benoit Émond

Lanceur par excellence

Alex Santos

Recrue par excellence

Paul Jacinto

Joueur défensif par excellence

Olivier Lépine

 

Honneurs individuels dans la Northeast

Lanceur recrue de la Ligue Northeast

Paul Jacinto

Voltigeur étoile de la Ligue Northeast 

Benoit Émond

Frappeur désigné étoile de la Ligue Northeast

Eddie Lantigua

Releveur étoile de la Ligue Northeast

Alex Santos

Lanceur partant droitier de le Ligue Northeast

Keith Dunn

2003

Fiche: 49-40, 

Le départ tardif d’Andy McCauley, à la fin de la dernière campagne, avait laissé Miles Wolff un peu au dépourvu. À la recherche d’un nouveau gérant, Miles Wolff jette son dévolu sur l’expérimenté Joe Ferguson, un ancien receveur des ligues majeures pendant 14 ans. 

Doté d’un impressionnant bagage, Ferguson a toutefois besoin de quelques temps pour bien comprendre les subtilités du baseball indépendant. Même si plusieurs joueurs de l’édition 2002 des Capitales sont de retour, la recette ne lève pas instantanément. Les Capitales connaissent un début fade et Ferguson a tendance à perdre patience envers certains joueurs. 

Une filière latine explosive 

Cette fois-ci, Eddie Lantigua n’a pas besoin de gagner son poste au camp d’entraînement. Il l’a déjà acquis! Le populaire numéro 31 est appuyé par d’excellents frappeurs latins dans l’alignement, dont deux Cubains, Osmani Garcia et Carlos Rodriguez. Ce dernier est particulièrement impressionnant. Dès son arrivée, il met le feu aux poudres avec ses retentissantes longues balles. En un mois, il canonne 12 circuits et il brise le record d’équipe avec 21! De plus, Rodriguez sait courir et il le prouve bien avec ses 16 buts volés. 

Une rotation formidable 

La fin des activités de la Ligue Western, un circuit indépendant, a permis aux Capitales de se former une formidable rotation. Ainsi, l’équipe québécoise ajoute les lanceurs Jeff Harris, Jordy Alexander et Lance Franks à son personnel de lanceurs. L’excellent Keith Dunn et le solide Jason Cly complètent cette rotation étoilée. À Québec, Jeff Harris relance sa carrière, en route vers les ligues majeures. 

Champagne en fin de campagne 

Les changements apportés par Ferguson finissent par porter fruit. La deuxième moitié de saison est tout à l’avantage des Capitales, qui se mettent alors à gagner plus souvent qu’à leur tour. Remontant la pente assez rapidement, la formation québécoise parvient à se qualifier pour les séries, un exploit considérable compte tenu de la fiche de l’équipe en première moitié. Le 30 août, les Capitales balaient les honneurs d’un programme double et sont couronnés champions de la deuxième moitié. À l’issue de la deuxième rencontre, les joueurs sabrent le champagne sur le terrain, au grand plaisir des 4209 spectateurs du Stade municipal. 

Cependant, les Capitales ne font pas long feu en séries éliminatoires. Affrontant la machine du Spirit de North Shore, les Caps sont balayés en trois rencontres. Par contre, le balayage n’efface pas le parcours réalisé pendant la saison et le bilan final est plus que positif. Invité à reprendre la barre du club, Ferguson décide plutôt de poursuivre sa carrière dans le baseball affilié. Pour le troisième hiver consécutif, Miles Wolff doit embaucher un nouveau gérant.

Honneurs individuels chez les Capitales

Joueur par excellence

Carlos Rodriguez

Lanceur par excellence

Keith Dunn et Jeff Harris

Recrue par excellence

Brad Foss

Joueur défensif par excellence

Osmani Garcia

Joueur le plus populaire

Eddie Lantigua

 

Honneurs individuels dans la Northern

3e but étoile de la Ligue Northern

Eddie Lantigua

Voltigeur étoile de la Ligue Northern                       

Carlos Rodriguez

Lanceur partant gaucher étoile de la Ligue Northern           

Jordy Alexander

 

Les Capitales au match des étoiles

Jordy Alexander

Lanceur partant

John Ballon

1er but

Osmani Garcia

2e but

Eddie Lantigua

3e but

Asdrubal Oropeza

Arrêt-court

Rafael Pujols

Receveur

Carlos Rodriguez

Voltigeur

2002

Fiche: 52-38, 2e position de la Division Nord

Le nouveau gérant, Andy McCauley, est aux antipodes de son prédécesseur, Jay Ward. Beaucoup plus jeune, McCauley, âgé d’à peine 32 ans, amène une énergie nouvelle au sein de l’équipe. Son approche est plus moderne et beaucoup moins militaire. Grâce au travail de recrutement de Miles Wolff, les Capitales mettent sur pied une équipe redoutable, surtout au bâton.  

Le revenant 

Au camp d’entraînement, les postes disponibles sont plutôt rares. Au cours de l’hiver, les Capitales sont parvenus à s’entendre avec les puissants cogneurs John Cotton, Rudy Gomez et Rafael Pujols en plus d’assurer le retour des Patrick Scalabrini, Benoît Émond, Brian Cornelius, Eric Kofler et B.J. Garrison.  Un visage bien connu de l’organisation des Capitales se pointe toutefois le bout du nez au camp d’entraînement, à la recherche d’une place dans l’alignement : Eddie Lantigua. Le Dominicain d’origine avait porté les couleurs des Capitales en 1999, mais il n’avait pas tout à fait répondu aux attentes. Par contre, il avait trouvé l’amour à Québec ainsi qu’une ville qu’il adore. Complètement transformé et frappant comme un déchaîné, le redoutable cogneur ne laisse pas le choix aux dirigeants des Capitales. Ils doivent lui trouver une place dans l’alignement. 

Une première moitié de saison exceptionnelle 

Spectaculaires au bâton et solides sur la butte, les Capitales connaissent une fabuleuse première moitié de saison. Après seulement 45 parties, la troupe d’Andy McCauley est assurée de participer aux séries éliminatoires!  

De plus, les Capitales organisent avec brio le match des étoiles de la Ligue Northern. La formation québécoise est bien représentée par les lanceurs Keith Dunn, Danny Prata et Mark Cisar ainsi que par les frappeurs Patrick Scalabrini et Brian Cornelius. Même si la formation de l’Est s’incline au compte de 12-3 face aux étoiles de la Centrale, l’administration des Capitales est couverte d’éloges pour son organisation sans faille.  

Ça se termine en queue de poisson… 

Sans doute parce qu’ils avaient remporté le championnat de la première moitié, les Capitales connaissent un relâchement inexplicable lors de la deuxième tranche. Les entraîneurs reprochent à quelques joueurs de ne pas donner leur plein potentiel. L’excellent John Cotton décide même de bouder à quelques occasions, se plaignant entre autres de l’absence de bonus pour les séries éliminatoires.  

Les Capitales entrent quand même en séries éliminatoires dans le rôle de favoris. Cependant, l’esprit d’équipe ne semble pas être à son meilleur. Cotton continue de faire des siennes lors d’une pratique au bâton en cachant le logo des Capitales avec du ruban adhésif. Dans l’autobus qui conduit l’équipe vers Glenn Falls, Cotton décide de jouer au placier d’une façon plutôt autoritaire qui ne plaît pas aux recrues, dont Benoît Émond, qui ne se gêne pas pour remettre le « leader » à sa place.  

La série contre Adirondack se rend jusqu’à la limite. Lors du cinquième et dernier match, les Capitales subissent la défaite. La déception est palpable pour les joueurs, les entraîneurs et les partisans.  

Quelques semaines après cette défaite crève-cœur, Andy McCauley accepte le poste de gérant des Flyers de Schaumburg, quittant ainsi les Capitales.  

Honneurs individuels chez les Capitales

Joueur par excellence

John Cotton

Lanceur par excellence

Keith Dunn

Recrue par excellence

Patrick Scalabrini

Joueur défensif par excellence

Rafael Pujols

Joueur le plus populaire

Robbie Kison

 

Honneurs individuels dans la Northern

Recrue de l'année de la Division Est de la Ligue Northern

Patrick Scalabrini 

2e but étoile de la Division Est de la Ligue Northern                       

Patrick Scalabrini

Releveur étoile de la Division Est de la Ligue Northern           

Marc Cisar

 

Les Capitales au match des étoiles

Mark Cisar

Releveur

Brian Cornelius

Voltigeur

Keith Dunn

Lanceur

Danny Prata

Lanceur

Patrick Scalabrini

2e but

2001

Fiche: 44-47, 2e position de la Division Nord

À la troisième année de l’ère Jay Ward, les Capitales ont maintenant atteint l’âge de la maturité. L’organisation québécoise a acquis une certaine crédibilité dans l’univers du baseball et les joueurs des quatre coins de l’Amérique n’hésitent plus à mettre le cap sur Québec. Bourrés de talents et traversant une lune de miel, les Capitales visent désormais le championnat de la Ligue Northern.

La saison commence sur les chapeaux de roue! L’équipe remporte plusieurs victoires, transportée par les jeunes Benoît Émond, Giancarlo DiPrima, Patrick Scalabrini et Olivier Lépine. Le lanceur Michel Laplante, libéré par les Braves et opéré à l’épaule pendant la saison morte, est de retour dans l’entourage de l’équipe, mais il est incapable de lancer.

La saga Olivier Lépine

En dépit des succès collectifs, la relation entre le receveur Olivier Lépine, un joueur quelque peu orgueilleux, et le gérant Jay Ward, un vieux de la vieille avec des méthodes parfois militaires, tourne au vinaigre. Le gérant reproche constamment au jeune receveur de choisir de mauvais lancers et il le critique même à travers les journaux. La marmite déborde le 20 juin 2001. Lépine est convoqué dans le bureau de Ward et il apprend son congédiement. La décision de Ward soulève l’ire de Michel Laplante, qui n’apprécie pas du tout le traitement qu’a reçu le jeune receveur. Libre comme l’air, Lépine termine la saison du côté d’Elmira.

Le match-suicide et l’échange de Ryan Kane

Bien entendu, la libération de Lépine a des effets néfastes, surtout au niveau des partisans qui ne se gênent pas pour huer Ward à l’occasion. Pourtant, l’équipe continue de gagner. À la toute fin de la première moitié de saison, les Capitales et les Diamond Dogs sont à égalité au premier rang. Ils doivent donc disputer une partie-suicide afin de déterminer l’équipe championne de la première tranche. Dans un froid de canard, les Capitales perdent la rencontre par la marque de 1-0. Une décision très controversée de l’officiel priva les Capitales de la victoire.

Dans le vestiaire après le match, Ward jette une autre douche froide sur la tête de ses joueurs. Il échange le populaire Ryan Kane aux Jackals du New Jersey en retour du frappeur Antuan Bunkley, qui s’avère être une immense déception. Possiblement la transaction la plus célèbre de l’histoire des Capitales, l’échange de Ryan Kane chambarde la formation et entraîne les Capitales dans une chute presque sans fin.

Les partisans, visiblement choqués par la tournure des événements, s’en prennent à Ward. Celui-ci ouvre son cœur et qualifie quelques spectateurs de « rejets de la société ». Miles Wolff se dissocie des propos de son gérant immédiatement.

Les Capitales atteignent le fond du baril au début du mois d’août. Le lanceur Steve Fish est libéré et il décide de s’en prendre physiquement à Ward.

À l’image de la deuxième moitié de saison, le dernier droit est catastrophique pour les Capitales, qui sont exclus des séries pour la deuxième fois en trois ans. Le 14 septembre, Jay Ward remet sa démission.

Un exploit non négligeable
 
Malgré tout le tumulte de la saison, le voltigeur B.J. Garrison réussit un carrousel, le seul exploit du genre à ce jour dans l’histoire des Capitales. Dans une victoire de 17-16, Garrison frappe un simple, un double, un triple et un circuit.

Honneurs individuels chez les Capitales

Joueur par excellence

Brian Cornelius

Recrue par excellence

Benoit Émond

Joueur défensif par excellence

Raul Marval

Joueur le plus populaire

Giancarlo DiPrima

2000

Fiche: 48-37, 2e position de la Division Nord

À la suite d’une première campagne remplie de succès, les Capitales sont de retour au Stade municipal. Contrairement à l’année précédente, les attentes sont plutôt élevées envers cette jeune équipe. Avec un noyau similaire à la saison 1999, les Capitales visent désormais les séries éliminatoires!

Le retour de l’enfant prodigue

La spectaculaire saison 1999 de Michel Laplante n’était pas passée inaperçue. À la fin de la saison, quelques équipes du baseball majeur, les Expos de Montréal et les Braves d’Atlanta en tête, tentent d’obtenir ses services. Le dépisteur des Braves John Stewart est même allé jusqu’à Val-d’Or, dans l’Abitibi natale de Laplante, pour scruter les talents du lanceur approchant la trentaine. Par contre, Laplante, hésitant entre le cœur et la raison, signe un contrat avec les Expos de Montréal.

Malheureusement pour lui, les événements ne se déroulent pas exactement comme Laplante les avait imaginés. Il se considère plutôt comme un figurant au camp d’entraînement des Expos et ceux-ci l’assignent à Ottawa (AAA) pour amorcer la saison. Après un mois seulement, les Expos le libèrent. 

C’est à ce moment que Laplante décide de revenir à Québec, un endroit où il avait connu beaucoup de plaisir et de succès auparavant. La mise sous contrat de Laplante devient alors le point de mire du camp des Capitales. « C’est un grand jour pour cette concession », s’amuse à dire le gérant Jay Ward. En effet, on ne récupère pas le meilleur lanceur de la ligue tous les jours!

La présence de Michel Laplante dans l’uniforme des Capitales est toutefois éphémère. Le 17 juin, Laplante arrive au Stade, prêt à amorcer la rencontre. Miles Wolff l’informe que les Braves d’Atlanta venaient d’acheter son contrat. Laplante demande simplement s’il peut lancer la partie, une permission que les Braves lui accordent. Laplante remporte la partie et quitte les Capitales pour la deuxième fois, couvert par les applaudissements des partisans.

Une course aux séries palpitante

Malgré le départ de Laplante, les Capitales ne baissent pas les bras et d’autres athlètes prennent la relève. Ryan Kane, Brandon Evans, Olivier Lépine et David Kennedy tirent leur épingle du jeu et engagent les Capitales dans une course de tous les instants pour une place en séries. 

Quelques jours avant la fin de la saison, le gérant Jay Ward est prêt à lancer la serviette. Il avoue même ne plus vraiment croire aux chances de son équipe. Par contre, ses hommes se redressent et s’infiltrent en séries grâce à une séquence victorieuse contre Albany et Adirondack. Lors du dernier match de la saison, les Capitales reçoivent un accueil incroyable de la part de leurs partisans. Même que le Stade municipal est trop petit pour accueillir tous ceux qui se sont déplacés afin d’assister à la soirée Reconnaissance. « Le Stade déborde », titrent les journaux de la capitale!

Le sort de l’équipe est bien différent en séries éliminatoires. Opposés aux Lumberjacks d’Adirondack, les Capitales s’inclinent en quatre parties. Il s’agit néanmoins d’une saison formidable à bien des égards. 

Honneurs individuels chez les Capitales

Joueur par excellence

David Kennedy

Lanceur par excellence

Luis Ramos

Joueurs défensifs par excellence

Ryan Kane et Giancarlo DiPrima

Joueur le plus populaire

Olivier Lépine

1999

Fiche: 43-43, 3e position de la Division Nord

Les amateurs de sports de la ville de Québec ressentent une certaine effervescence en cette belle soirée d’été. À la fois curieux et enthousiasmes, ils se dirigent par milliers vers le Stade municipal, un bâtiment historique qui tombait en ruine il y a quelques années à peine. Mais depuis un certain temps, ils ont observé, avec un brin de scepticisme, les efforts d’un Américain nommé Miles Wolff qui souhaitait établir une équipe de baseball dans la Vieille Capitale.
 

Franchissant les tourniquets, les spectateurs humectent l’odeur des hot-dogs et du maïs soufflé, achètent une bière et courent vers leur siège juste à temps pour le début de spectaculaires cérémonies d’ouverture. Les 4743 spectateurs savent qu’ils assistent en quelque sorte à un événement historique. Nous sommes le 4 juin 1999. Ce soir-là, dans le stationnement du Parc Victoria, on n’entend parler que des Capitales, cette nouvelle équipe de baseball qui vient tout juste de disputer le premier match local de son histoire.

- « Wow! C’était tout un match! Une victoire de 8-2, c’est une belle façon de partir du bon pied », s’écrie un nouveau partisan.

- « Et que dire du spectacle de parachutiste avant le match! »
- « Vous oubliez la brillante prestation de Michel Laplante! Neuf retraits au bâton, ce n’est pas rien », ajoute un autre, promettant de revenir le lendemain…et le surlendemain!

Des débuts prometteurs

Pendant des mois, la nouvelle équipe du baseball indépendant avait pris forme. D’abord, les administrateurs avaient déniché un nom accrocheur, les Capitales, pour identifier le club. Par la suite, le propriétaire Miles Wolff s’était entouré des Québécois Michel Laplante et Stéphane Dionne, deux joueurs de baseball bourrés d’idées, pour jeter les bases de son équipe. Puis, Wolff avait embauché un gérant d’expérience, Jay Ward, pour conduire la destinée de cette équipe d’expansion.

Après un voyage sur la route pour débuter la saison, les Capitales retournent à domicile et s’empressent de conquérir le cœur des amateurs de baseball. Sur le terrain, les Capitales offrent un calibre de jeu impressionnant. Dans les estrades, la mascotte Capi fait le délice des petits et des grands.

Comme toute équipe d’expansion, les Capitales connaissent quelques séquences difficiles. Cependant, ils réussissent à se maintenir dans le peloton, notamment grâce aux efforts de l’excellent lanceur Michel Laplante, qui s’affirme comme la première vedette de l’histoire des Capitales. Talentueux et charismatique, Laplante connait une saison extraordinaire qui le propulse parmi la crème du baseball indépendant. Son coéquipier Yves Martineau brille également comme releveur numéro un. Les Capitales terminent la saison avec une fiche respectable de 43 victoires et 43 défaites, mais ils ne peuvent se qualifier pour les séries éliminatoires.

Malgré tout, le propriétaire Miles Wolff se dit plus que satisfait de la tournure des événements, jonglant entre les qualificatifs « fantastique » et « exceptionnelle » lorsque vient le temps d’analyser cette première saison. « Ce fut un succès et la réponse des partisans a été splendide », avoue Wolff dans le magazine 10e anniversaire des Capitales. 

Honneurs individuels chez les Capitales

Joueur par excellence

Michel Laplante

Lanceur par excellence

Michel Laplante