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Chronique historique: Des lanceurs… gagnants!

22 août 2017

En 1901, la Ligue américaine voit le jour et rejoint ainsi, la Ligue nationale, fondée 25 ans plus tôt, pour former ce que nous connaissons aujourd’hui, sous le nom de Major League Baseball (MLB).

Depuis cette date, le jeu a certes évolué, mais comme le monde du baseball a la réputation d’être assez conservateur, les changements furent, somme toute, assez modestes. Une facette du jeu est cependant très différente, soit l’utilisation des lanceurs et plus particulièrement, celle des lanceurs partants.

Avec une rotation plus nombreuse, des départs plus espacés et des présences plus courtes au monticule, c’est plus difficile d’atteindre le plateau des 20 victoires en une saison pour un lanceur.

Pourtant, à une certaine époque, plusieurs lanceurs ont remporté au moins 30 victoires. Cet exploit fut réussi en 21 occasions par 13 lanceurs différents.

Parmi ceux-ci, deux connurent des saisons tout à fait exceptionnelles. Ed Walsh, des White Sox, signe 40 victoires en 1908 et quelques années auparavant, Jack Chesbro, des Highlanders de New York, (ils allaient devenir les Yankees) avaient établi le record des temps modernes avec 41 triomphes.

Chesbro a été intronisé au Temple de la renommée à Cooperstown en 1946 par le comité des vétérans. Sa saison 1904 demeure son plus grand fait d’armes. Outre ses 41 victoires, il termine la saison avec seulement 12 défaites et une excellente moyenne de points mérités à 1,82. De plus, il complète 48 de ses 51 départs, lançant ainsi l’impressionnant total de 454 manches et 2/3.

En carrière, Jack Chesbro n’a accordé que 39 coups de circuit, en un peu moins de 2 900 manches. D’ailleurs, en 1907, il termine la saison sans en avoir accordé un seul.

Au terme de la saison 1903, Chesbro avait appris à maîtriser l’art de lancer la balle mouillée, ce qui était encore permis à ce moment. Le gérant de l’équipe, Clark Griffith et le receveur, Jim McGuire, n’étaient pas des adeptes de ce tir et ils empêchaient Chesbro de l’utiliser.

Le 7 mai 1904, les choses allaient changer. Après un début de saison peu reluisant, avec un dossier de 4 gains contre 3 revers, Griffith permet à son jeune artilleur d’avoir recours à sa balle mouillée. Le revirement de situation est drastique et il remporte ses 14 départs suivants. Tout au long de cette saison, il lance de façon très « régulière » puisque 28 de ses départs se font avec moins de 3 jours de repos.

Depuis 1920, seulement trois lanceurs ont atteint ou dépassé le plateau des 30 victoires et le dernier en liste est le coloré Denny McLain. En 1968, l’artilleur des Tigers inscrit 31 gains à sa fiche contre seulement 6 revers.

Le record absolu de tous les temps pour le plus grand nombre de victoires en une saison appartient à Old Hoss Radbourn avec 59 en 1884. Il s’alignait à ce moment avec les Grays de Providence dans la Ligue nationale.

Texte écrit par notre historien Daniel Papillon.