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Chronique historique: Une semaine difficile

04 août 2017

Pour la majorité des amateurs de baseball, les programmes-doubles sont attirants. Pour les joueurs, les journées peuvent être très longues et pour les entraineurs, une source de casse-tête, particulièrement en ce qui concerne le personnel des lanceurs.

À une certaine époque, plusieurs de ces parties étaient déjà inscrites au calendrier des équipes, même avant le début de la saison, à cause de leur popularité. En 1928, les Braves de Boston en ont assurément joué un peu trop au goût des joueurs et entraineurs, et probablement, même de leurs supporteurs.

Le printemps et l’été, dans la région de Boston, furent particulièrement pluvieux cette année-là. Avant 1961 dans la Ligue américaine et 1962 dans la Nationale, les équipes du baseball majeur jouaient 154 parties par saison. Les Braves de 1928 en jouèrent 153 (une partie remise ne fut pas reprise) et de ce nombre, ils participèrent à 32 programmes-doubles.

Seulement qu’au mois de septembre, l’équipe en joua 14 dont 9 de façons consécutives entre le 4 et le 15 septembre. Lors de cette séquence plutôt exténuante, les Braves s’inclinent lors des deux rencontres cinq soirs d’affilés dont quatre aux mains des Giants de New York. Ces derniers en profitent pour s’approcher de la tête du classement de la ligue et des Cards de Saint-Louis.

Si, à l’époque, la météo a pu être qualifiée de misérable, on peut en dire tout autant de la saison des Braves. Ils terminent au 7e rang du classement à 44,5 parties de la tête avec un dossier de 50 victoires et de 103 défaites. Après 31 parties, la direction de l’équipe congédie Jack Slattery et nomme Roger Hornsby au poste d’instructeur-chef. Hornsby est aussi le joueur vedette de l’équipe et il gagne cette année-là son 7e championnat de frappeur. L’illustre 2e but jouera 23 saisons dans le baseball majeur et réussira à maintenir l’impressionnante moyenne au bâton de .358. Se classant au 2e rang de l’histoire du baseball derrière Ty Cobb (.367) et se méritant ainsi une place à Cooperstown.

Deux autres joueurs des Braves se distinguent également à l’offensive. Le premier-but George Sisler et le troisième-but Lance Richbourg terminent la saison avec des moyennes respectives de .340 et .337. Le problème de l’équipe devait donc être au monticule.

Avec un tel bilan, c’est sans surprise de constater que seulement 227 000 spectateurs ont franchi les tourniquets du Braves Field en 1928. La seule consolation pour la direction et les amateurs de Boston fut de voir les Phillies de Philadelphie connaitre une saison encore  plus misérable.