De nouveaux visages chez les Capitales

L’hécatombe à l’infirmerie au début de la saison chez les Capitales a forcé le gérant Patrick Scalabrini à travailler fort pour trouver du renfort. Lorsque les joueurs réguliers ont commencé à tomber au combat, le gérant-recrue n’a pas lésiné et a rapidement trouvé des remplaçants. Certains n’ont été que de passage, alors que d'autres qui ne devaient être là que pour quelques semaines sont toujours dans l’entourage de l’équipe. Voici donc une brève présentation des nouveaux visages qui se sont greffés aux Capitales depuis le début de la saison 2010…

Troy Cate : l’expérience du vétéran

Seul lanceur gaucher de la rotation de partants des Capitales, Cate fait sourire tant par sa personnalité bien à lui que par son style non orthodoxe lorsqu’il grimpe sur le monticule. À l’opposé d’un Michel Simard, qui travaille à la vitesse de l’éclair, Troy Cate est capable d’endormir les frappeurs adverses et parfois même les partisans du Stade municipal! Sélectionné en 6e ronde par l’organisation des Mariners de Seattle en 2002, Cate a fait ses débuts professionnels cette année-là au niveau A. Il a par la suite partagé son temps dans le baseball affilié entre les niveaux A, AA et AAA en plus de notamment lancer quelques manches dans les majeures dans l’uniforme des Cardinals de St-Louis en 2007. En carrière dans les ligues mineures, il a conservé une fiche de 49-37 et une moyenne de points mérités de 3.74  tout en limitant l’adversaire à une moyenne au bâton de .246. En 2009, alors qu’il évoluait pour Long Island dans la Ligue Atlantic, il a connu une saison du tonnerre, terminant notamment troisième au chapitre des victoires, avec 13, et deuxième dans la catégorie de la moyenne de points mérités, soit 3.28.

Bobby Wagner : la nouvelle coqueluche de la foule

Robert « Bobby » Wagner, n’a pas tardé à se faire des amis chez les Capitales, autant dans le vestiaire que dans les estrades. Dès la première rencontre où il a endossé l’uniforme de la formation québécoise, Wagner a frappé la balle très loin en dehors du Stade municipal le 8 juillet, un coup de circuit bon pour trois points dans une victoire de 4 à 2 des Capitales. S’il conserve d’excellentes statistiques depuis son arrivée chez les Capitales, celui qui est débarqué à Québec avec une casquette des Expos de Montréal en guise de couvre-chef le tout premier jour, est aussi très apprécié par sa personnalité souriante et décontractée. Depuis qu’il a mis les pieds dans le vestiaire de l’équipe, il s’attire les éloges de son gérant qui apprécie à la fois ses qualités offensives et défensives sur le terrain, alors qu’en plus d’être utilisé au premier coussin, il peut aisément patrouiller le champ gauche. Si vous ne le connaissez pas encore, une seule soirée au Stade municipal et vous apprendrez vite à apprécier le nouveau numéro 10 des Capitales et vous vous laisserez probablement emporter lorsque la foule scandera un « Bobby ! Bobby! Bobby! » dans les estrades!


Andy Schon : du renfort qui tombe à point

Schon s’est joint aux Capitales lors d’un séjour sur la route et il ne devait être que de passage. Une victoire lors de son premier départ sous les ordres du gérant Scalabrini le 20 juin, lui a à ce moment-là valu un billet pour un voyage de retour vers le Québec à bord de l’autocar de luxe des Capitales. S’il excelle dans l’enclos de relève, il a par ailleurs obtenu quatre départs jusqu’à maintenant cette saison et il fait aussi du bon travail en tant que partant, la raison pour laquelle Scalabrini n’hésite pas une seconde à l’utiliser dans ce rôle. Depuis qu’il s’est joint au personnel d’artilleurs de la formation québécoise, le jeune homme originaire de l’Ohio a conservé une fiche de 2-0 en 11 présences sur le monticule tout en conservant une moyenne de points mérités de 3.74 et retirant au passage 34 frappeurs sur des prises en 36 manches de travail. Ses chiffres la saison dernière avec Alexandria dans la Ligue Continentale de Baseball sont eux aussi intéressants. En 15 départs, il y avait conservé une fiche de 8-3 avec une moyenne de points mérités de 3.45 en plus de limiter les frappeurs adverses à une moyenne au bâton de .255 en 99 manches lancées.

Mike Thompson : lentement, mais sûrement

S’il a connu des débuts difficiles en offensive, le colosse de 6 pieds 4 pouces et qui fait osciller la balance à 240 livres, ses qualités défensives et la qualité de son élan lui ont cependant ouvert les portes du vestiaire québécois. S’il a fallu attendre à sa cinquième rencontre dans l’uniforme des Capitales avant de voir son premier coup sûr, Thompson a depuis vu sa moyenne passer d’inexistante à .230 au cours des 12 dernières rencontres. Si certains s’interrogeaient sur ses capacités à frapper la balle, ses statistiques en carrière prouvaient bel et bien qu’il pouvait se débrouiller lorsqu’il se présentait au marbre et le gérant n’a jamais cessé de croire en lui. La saison dernière avec l’équipe de Wichita de l’Association Américaine, il a conservé une moyenne au bâton de .268 en plus de frapper sept coups de circuit. Et en défensive, Scalabrini se dit totalement en confiance lorsque Thompson remplace l’excellent vétéran Patrick Deschênes au coin chaud, ce qui n’est pas peu dire!

Jared Lemieux : de l’énergie à revendre

Le petit, mais rapide voltigeur de droite naturel a su se tailler un poste au sein de l’alignement des Capitales. Après avoir connu un départ canon en offensive, il a ralenti la cadence, mais le rythme auquel il réussit les attrapés spectaculaires au champ extérieur le rendent fort utile à l’équipe. Tous les partisans présents au Stade municipal lors de son premier match dans l’uniforme des Capitales le 16 juin dernier, se souviendront de son attrapé digne des Ligues majeures loin au champ gauche. Ce jeu lui avait d’ailleurs attiré les éloges du lanceur partant ce soir-là, Dan Sausville. S’il connait autant de succès défensivement, la vitesse de Lemieux est fort probablement en cause ce qui en fait par la même occasion un coureur dangereux sur les sentiers. 
 

Réailisé par MOTW Sports