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Des Capitales à saveur canadienne

08 juillet 2019

Par Maurice Dumas

À leur 21e saison, les Capitales dégagent une saveur canadienne avec les lanceurs Karl Gélinas, Dustin Molleken et Scott Richmond et le voltigeur Tyson Gillies. Des joueurs aguerris qui ont vu passer les gros chars dans le baseball de fort calibre.

À tous ces gros noms, il faut greffer quelques jeunots désireux d’augmenter la présence canadienne chez les Capitales.

Tout ce beau monde est dirigé par Patrick Scalabrini, Karl Gélinas  et Tim Smith, trois autres Canadiens. Scalabrini et Gélinas sont les deux seuls Québécois au sein de cette délégation.

Dès la conclusion de la dernière saison, Scalabrini souhaitait que la reconstruction de son équipe passe par l’embauche de joueurs canadiens. Il avait des idées en tête et des pourparlers avec d’excellents candidats. Il a vite mis sous contrat Molleken, Gillies et Richmond. Ils étaient dans sa mire depuis un bon bout de temps et les obstacles pour leur venue à Québec n’existaient plus. La voie était libre même si certains d’entre eux étaient en demande ailleurs.

« La présence canadienne favorise le sentiment d’appartenance et donne une identité comme à l’époque de l’imitation de l’orignal, soutient le gérant des Capitales. Qui plus est, des gars comme Richmond, Molleken et Gillies désiraient vraiment jouer à Québec. J’en étais convaincu puisque j’étais continuellement en contact avec eux.»

Le noyau

Gélinas, Richmond, Molleken et Gillies occupent les quatre postes réservés aux vétérans chez les Capitales. Nul besoin d’insister sur leur apport et leur rendement sur le terrain. Scalabrini mise sur eux pour produire, donner l’exemple et inspirer les plus jeunes. La victoire devient une utopie dans le baseball indépendant si les plus âgés et les plus expérimentés ne s’élèvent pas au-dessus du groupe.

Karl Gélinas amorce sa 13e campagne chez les Capitales. Aussi bien dire qu’il fait partie des meubles. Il n’a surtout pas l’intention d’accrocher son gant. Il répète à qui veut l’entendre qu’il ambitionne de grimper sur la butte jusqu’à l’âge de 40 ans. Il a encore quelques bonnes saisons devant lui. «Je me sens bien et mon bras répond à l’appel, commente-t-il. Je ne dévie pas de mon objectif même si je ne ferme pas la porte à d’autres opportunités.»

La présence de Gélinas rassure le gérant des Capitales. «C’est un gars qui s’entraîne sérieusement, affirme Scalabrini.  Il n’a pas ralenti au fil des ans et on sait ce qu’il peut nous donner. On peut toujours se fier sur lui. Il n’aurait pas duré aussi longtemps s’il n’avait pas été aussi soucieux de sa condition physique. Il s’adapte vite aux changements dans notre ligue.»

Les lanceurs droitiers Scott Richmond et Dustin Molleken ont goûté au baseball majeur. Les deux sont encore en très bonne forme et fermement résolus à maintenir les Capitales au sommet de la Ligue Can-Am. «J’ai bien essayé d’engager Molleken l’an passé, mais son équipe de la Ligue Atlantic avait carrément refusé de le libérer, évoque le gérant des Capitales. Mais, je me disais alors que ce n’était que partie remise. J’attendais mon heure.»

Molleken, âgé de 34 ans, arbore les couleurs d’une équipe canadienne pour la première fois de sa vie. «D’anciens coéquipiers comme Andrew Albers et Jordan Lennerton m’ont dit beaucoup de bien de Québec, raconte-t-il. Je me sens choyé de me retrouver dans cette ville.»

Molleken et Richmond sont deux vétérans de l’équipe canadienne de baseball. Ils ont participé à de nombreuses compétitions internationales. Malgré ses 39 ans, Richmond peut compter sur toute la confiance de son gérant.  «C’est un gros bonhomme qui va nous donner plusieurs bonnes manches, certifie Patrick Scalabrini. Il lance encore avec force et précision.»

Molleken et Richmond sont des copains de longue date heureux d’endosser le même uniforme. «Chaque saison est une nouvelle aventure et je suis persuadé de me plaire à Québec», souligne Richmond, un ancien porte-couleurs des Blue Jays de Toronto.

Joueur complet

Tyson Gillies en est un autre que Patrick Scalabrini lorgnait depuis des lunes. Un joueur complet et spectaculaire qui deviendra vite l’un des favoris des amateurs de baseball. «Avec tous les pourparlers que j’avais eus avec les dirigeants des Capitales, je me disais que j’aboutirais un jour à Québec, se réjouit le frappeur gaucher de 30 ans. Je suis très excité de me retrouver au sein d’une formation réputée à la grandeur du baseball indépendant et même ailleurs.»

La façon de faire des Capitales l’a ébloui au plus haut point. «J’ai été très touché par des choses que je n’avais jamais vues avant», débite-t-il avec enthousiasme.

Dans l’esprit du gérant des Capitales,  son nouveau voltigeur de centre est une force de la nature. «Il est rapide et explosif, fait observer Scalabrini. Il a souvent été blessé dans le passé. Il sera l’un des meilleurs joueurs de la Can-Am s’il demeure en santé.»

Texte paru dans le volume 1 de CapsMag 2019.