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Le retour de Monsieur Sourire

08 juillet 2019

Par Maurice Dumas

Les Capitales montrent un nouveau visage, cette saison. Seulement quelques joueurs de l’an dernier, dont le sympathique T.J. White, sont de retour. Pour de multiples raisons, le gérant Patrick Scalabrini tenait à ce frappeur droitier comme à la prunelle de ses yeux.

T.J. White, c’est un excellent joueur et un leader au sein de la troupe québécoise. C’est également un être humain avec de belles qualités et un coéquipier apprécié de tous. Il prend son rôle au sérieux et incarne la joie de jouer au baseball. Il apporte beaucoup plus à l’équipe que ses performances sur le terrain.

«Je voulais vraiment le revoir dans notre groupe, précise le gérant des Capitales. L’un de nos meilleurs frappeurs, il occupe une place de choix dans notre alignement offensif et il peut évoluer à diverses positions au champ intérieur. Cette polyvalence prend toute sa signification dans le baseball indépendant.»

L’apport de T.J. White à la cause des Capitales déborde largement ses prouesses au jeu. «Son attitude positive et son sourire aident une équipe à traverser les moments plus pénibles d’une saison, renchérit le gérant des Capitales. Il est toujours de bonne humeur et heureux de pratiquer son sport. Il entretient de bonnes relations avec tout le monde et les partisans l’adorent.»

Débarqué à Québec à la mi-juin, l’an passé, le natif de Las Vegas a vite fait ses preuves dans son nouvel uniforme. Son rendement et son intégration rapide à un nouvel environnement ont retenu l’attention de l’état-major des Capitales et des amateurs de baseball. Son retour devenait une priorité pour Patrick Scalabrini dans la reconstruction de sa troupe.

T.J. White joue au baseball dans la sérénité.  Il veut gagner et prend les moyens pour gagner. Son attitude contribue à semer la joie dans son entourage. C’est le Monsieur Sourire des Capitales!

Expérience enrichissante

Il a repoussé quelques propositions d’ailleurs pour poursuivre son association avec les Capitales. «Je suis revenu parce que j’ai bien aimé ma première expérience à Québec, confie-t-il. Il règne un bel esprit dans l’équipe et l’atmosphère dans les gradins est incroyable. Bien difficile d’exiger davantage.»

Déjà l’un des favoris de la foule, il est une pièce maîtresse de l’attaque des Capitales. Il remplit divers rôles en défensive. Il ne se creuse pas les méninges avec des objectifs personnels pour la présente campagne. «Je veux aider les Capitales à gagner des matchs  et à remporter un championnat, insiste-t-il. Tant mieux  si une nouvelle fenêtre s’ouvre pour le baseball affilié. Sinon, je ne perdrai pas le sommeil. J’ai du plaisir à pratiquer mon sport favori à Québec. Ce milieu était nouveau pour moi l’an dernier.  Après une courte période d’adaptation, j’ai découvert tellement de belles choses et je suis excité de revenir pour m’épanouir davantage.»

Tenez-vous le pour dit. T.J. White a été courtisé par d’autres équipes pendant la saison morte. Des discussions avec le baseball affilié n’ont pas abouti. Il avait donc de bonnes raisons de demeurer avec les Capitales. «C ‘est facile de revenir à un endroit qui t’a chaleureusement accueilli, se réjouit-il. Un endroit où tu es apprécié. Un endroit qui t’a ouvert de nouveaux horizons.»

Solide frappeur

Le pain et le beurre de cet athlète de 28 ans, c’est son coup de bâton.  Surtout qu’il peut catapulter la balle de l’autre côté de la clôture.  Toute équipe qui se respecte doit obligatoirement aligner quelques cogneurs de puissance. En défensive, il remplit diverses fonctions au champ intérieur.  «Je joue là où on me le demande, philosophe-t-il. Je sais comment les Capitales sont dirigés et je ne m’inquiète pas de mon utilisation. C’est le dernier de mes soucis.»

«Fallait absolument qu’il revienne, reprend Patrick Scalabrini. Nous avons perdu plusieurs frappeurs de puissance et nous avions besoin de ses longues balles dans le cœur de notre alignement offensif.»

T.J. White exerce donc une grande influence au sein des occupants du Stade Canac. Il s’acquitte de plusieurs responsabilités autant au bâton qu’en défensive. Son comportement exemplaire et son professionnalisme stimulent ses coéquipiers et soulèvent les foules. Il transcende par ses qualités humaines et athlétiques. Ses coups sûrs procurent des victoires aux siens. Sa bonne humeur se réflète sur l’ensemble de l’équipe et sa bonne bouille illustre sa joie de jouer au baseball.

«Nous avons encore une bonne équipe, analyse-t-il. C’est une autre raison de mon retour à Québec. Un joueur désiré et bien entouré ne peut faire autrement qu’exprimer son bonheur. Ça fait partie de la formule idéale.»

Le bonheur, c’est une foule de petites choses dans la vie comme dans le sport. «Le baseball demeure un jeu, dit-il en terminant. Il faut avoir du plaisir en le pratiquant. Je me sens privilégié de sauter sur le terrain et je profite de chaque instant.»

*Texte paru dans le volume 1 de CapsMag 2019.