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Loyauté et fidélité envers les Capitales

08 juillet 2019

Par Maurice Dumas

Arik Sikula planifiait d’évoluer en Europe, cette année, mais il a ensuite décidé de disputer une troisième saison à Québec. Maintenant trentenaire, il s’adonne à la pratique de son sport pour les véritables raisons.

«Je suis revenu par loyauté et fidélité envers les Capitales, confesse le brillant lanceur droitier. Je me sens bien au sein de cette équipe. Je n’ai jamais été aussi à l’aise ailleurs dans le passé.»

Il a encore frais à la mémoire les heures qui ont suivi sa libération du baseball affilié, en 2016. «J’étais déprimé, atterré, se remémore-t-il. Je pensais que la terre cesserait de tourner. Patrick Scalabrini avait été le premier à m’appeler pour m’inviter à poursuivre ma carrière. Il avait trouvé les bons mots pour me convaincre de se joindre à son équipe. Son tact, sa délicatesse et sa compréhension m’avaient revigoré et encouragé.»

Sikula utilise cet exemple pour louanger le mode opératoire des Capitales. «Avec des gars comme Scalabrini, Karl Gélinas et Michel Laplante, tu te sens apprécié, déclare-t-il. Tu n’es pas dans le décor juste pour remplir un uniforme. On n’hésite pas à demander ton avis et à t’informer de la prise de certaines décisions. Je n’ai jamais été aussi calme et détendu depuis que je joue au baseball. Ce climat serein me rappelle mes années dans le baseball collégial.»

Le respect que l’artilleur droitier voue aux Capitales n’est pas à sens unique. Les membres de l’état-major se proposent de le consulter lorsque la situation l’exigera dans les prochaines semaines.

Le plaisir de jouer

Au fil des ans, Sikula a vécu de nombreuses expériences qui l’ont enrichi comme homme et comme joueur. Il demeure dans le baseball pour le plaisir de jouer, pour parcourir le monde et pour élargir ses horizons. Il tire profit de chaque expérience. Il a parcouru la planète baseball en évoluant dans six ou sept pays différents. Il a fait de belles découvertes partout où il est passé.

«Je ne vous mentirai pas, concède-t-il. Dans le fin fond de moi-même, je suis déçu de ne pas avoir atteint les ligues majeures. C’est le but de tout jeune qui pratique ce sport. Je suis néanmoins très fier de tout ce que j’ai appris et du bagage que j’ai accumulé. Le baseball est une belle école de vie.»

Il ne songe pas du tout à prendre sa retraite même s’il n’a aucun projet précis en tête dans le moment. «J’espère jouer le plus longtemps possible, souhaite-il. Mais, je ne sais pas où je me retrouverai dans six mois, un an. Je n’ai élaboré aucun plan parce que je change d’idée à tous les deux mois. Je ne suis pas demeuré plus de quatre mois au même endroit depuis huit ans. Je n’ai aucun domicile fixe aux Etats-Unis. Je m’organise pour être le plus près possible de mes cinq frères et sœurs quand je ne suis pas à l’étranger.»

Originaire de la Californie, il a vécu en Virginie pour ensuite s’installer momentanément à différents endroits du pays de l’oncle Sam.

Ce globe-trotter du baseball revient à Québec pour s’amuser, pour gagner et pour divertir les amateurs. Il a connu des saisons de 12 et huit victoires à ses deux premiers séjours chez nous. «Je peux faire encore mieux, estime-t-il. Je cherche continuellement des façons de m’améliorer. Je ne vise rien de moins que la meilleure saison de ma carrière. Je contribuerai ainsi aux succès de l’équipe. Du succès, nous en aurons parce nous formons un bon groupe.»

Concept d’équipe

Le baseball indépendant l’a regaillardi et délivré du carcan oppressif de l’affilié où règne le chacun pour soi. Ce n’est pas une critique, le système le veut ainsi. Un joueur doit être centré sur lui-même s’il veut gravir les échelons.

«Surtout à Québec, l’atmosphère favorise le concept d’équipe, atteste-t-il. On pousse tous dans la même direction et la réussite d’un coéquipier est aussi importante et valorisante  que la tienne. Nous avons cette liberté de nous entraider.  Le groupe passe avant l’individu. Sans oublier que le professionnalisme des dirigeants se fait sentir à tous les niveaux. Je pense qu’on va tous profiter au maximum de la présente campagne.»

Sikula appartient indéniablement au personnel de lanceurs le plus expérimenté de toute l’histoire des Capitales. «Je payerais pour voir lancer Karl Gélinas, claironne-t-il. Plus tu le regardes, plus tu veux l’imiter. Tout lui semble tellement facile. On va tous bénéficier de la présence et du vécu de vétérans comme Scott Richmond et Dustin Molleken. Je suis choyé et privilégié d’appartenir à un tel groupe.»

A ces artilleurs, il faut ajouter le Cubain Vladimir Garcia, Matt Marsh et quelques autres. Rien de trop rassurant pour les frappeurs adverses!

*Texte paru dans le volume 1 de CapsMag 2019.