Par Carl Tardif

En plus d’Émile Boies, un autre produit local s’alignera avec les Capitales, cette saison. Libéré par les Blue Jays de Toronto, ces derniers jours, le receveur Nicolas Deschamps poursuivra son aventure professionnelle avec l’équipe de sa ville natale.

Le frappeur gaucher de 23 ans a passé les cinq saisons dans l’organisation des finalistes de la Série mondiale, qui l’avaient mis sous contrat en qualité de joueur autonome à l’âge de 18 ans en 2021. Il a conservé une moyenne cumulative de .192 en 166 matchs, bouclant sa dernière campagne avec des séjours dans les niveaux A+ et AA en 2025.

«Je m’attendais un peu à cette nouvelle. Je ne vois pas cela comme étant la fin, mais plus comme si j’avais un bâton dans les roues. Je suis excité de jouer avec les Capitales et je vais travailler fort pour obtenir une autre chance dans le baseball affilié», dit le joueur de Val-Bélair qui préfère adopter une attitude positive dans les circonstances.

Nicolas Deschamps est un produit du programme sport-études des Canonniers de Québec. À part quelques matchs dans les séries éliminatoires avec les Alouettes de Charlesbourg lorsqu’il avait 16 ans, il n’a pas eu le temps de jouer de façon régulière dans le baseball junior élite en raison de sa promotion hâtive dans les rangs professionnels.

«Comme je n’ai pas été repêché ni obtenu un gros montant d’argent à ma signature, je savais qu’il serait difficile de gravir les échelons. Je n’ai pas joué beaucoup, mais je suis content de mon parcours et d’être resté six ans dans l’organisation. J’ai grandi en suivant les Capitales, je connais bien l’ambiance qu’il y a au stade. J’ai même déjà capté des balles dans l’enclos des releveurs lors de quelques matchs quand j’avais 13 ans», rappelle celui qui se réjouit aussi à l’idée d’évoluer plus souvent devant famille et amis.

Évidemment, les Capitales n’ont pas tardé à lui tendre la main lorsqu’ils ont appris sa libération par les Jays. Ils veulent lui donner l’occasion de poursuivre son développement et de l’aider à se relancer.

«La courbe de progression d’un receveur est différente. J’aime son attitude, il a faim et il veut se redonner une deuxième chance. Nous aurons deux bons receveurs défensifs, un frappeur gaucher et un droitier, chacun obtiendra la chance de se faire valoir», confie le gérant Patrick Scalabrini en parlant de Deschamps et d’Arturo De Freitas.

Il était également ravi d’ouvrir les portes du Stade Canac à un autre joueur du Québec.

«Ça fait partie de notre mission de donner l’opportunité à des Québécois de jouer avec nous. On sait aussi que nos partisans aiment ça pouvoir appuyer de jeunes joueurs locaux qu’ils ont vu grandir. Alors quand l’occasion se présente, on essaie de la saisir.»

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