Par Carl Tardif

Les Capitales seront fort bien représentés à la Classique mondiale de baseball qui se déroule du 5 au 17 mars. Pas moins de neuf joueurs ayant des liens avec l’organisation québécoise défendront les couleurs de six pays à cette compétition d’envergure.

Cette représentation illustre à quel point le vestiaire des Capitales reste un véritable carrefour où se croisent les chemins de ces joueurs venus d’un peu partout dans le monde.

«On tire énormément de fierté de voir plusieurs de nos anciens joueurs, et quelques-uns qui feront leur début avec nous cette saison, prendre part à la Classique mondiale. Les Capitales ont toujours eu le désir et la volonté de regarder partout pour trouver des joueurs, c’est une philosophie qui nous a bien servi au fil du temps», explique le gérant Patrick Scalabrini, dont la plus récente visite à la Classique mondiale remonte à 2013.

Il assistera à quelques matchs du groupe A à San Juan (Porto Rico) au cours des prochains jours, en compagnie du président de l’équipe Charles Demers. Ils y verront à l’oeuvre l’équipe nationale du Canada, mais surtout leurs anciens protégés Miguel Cienfuegos (lanceur gaucher pour le Panama) ainsi que les voltigeurs cubains Roel Santos et Yoelkis Guibert.

«Nous allons finir le voyage à Miami, où nous assisterons aussi à quelques matchs. On profite de l’occasion pour aller voir nos joueurs originaires de Porto Rico, mais aussi pour entretenir notre réseau de contacts et faire du recrutement. Il est toujours important d’élargir nos horizons, c’est une recette qui fonctionne bien pour nous», ajoutait le patron des quadruples champions de la Ligue frontière.

Voici une présentation de ces joueurs qui contribuent à propulser l’image des Capitales au-delà des limites du Stade Canac.

• Boris Vecerka – République tchèque

Le lanceur droitier de 22 ans vient à peine de signer son contrat avec les Capitales après un parcours écourté dans les filiales des Diamondbacks de l’Arizona. «Il est remis de deux chirurgies Tommy John au coude, mais il lance très fort. Il pourrait attirer des regards par la puissance de ses tirs», dit Scalabrini.

• Cooper Morgan, Australie

Récente prise du gérant, le lanceur gaucher a été nommé la recrue de l’année dans la Ligue australienne. «Il sera notre spécialiste contre les frappeurs gauchers», note-t-il à propos de celui qui lui a été recommandé par Mitch Neunborn, un lanceur qu’il a mis deux fois sous contrat, mais qui n’a finalement jamais joué à Québec à cause de la pandémie et d’une offre du baseball affilié. Neunborn, qui jouera aussi avec l’Australie, est devenu un espoir important des Philllies de Philadelphie.

• Miguel Cienfuegos, Panama

Étrangement, le lanceur gaucher natif de Laval ne défendra pas les couleurs du Canada, mais plutôt celles du pays de ses origines familiales. Son ascension fulgurante, de la Ligue frontière jusqu’aux plus hauts niveaux des filiales des Padres San Diego, illustre la capacité des Capitales à servir de tremplin.

«Miguel a fait sa place en 2021 et il a été notre as en 2022 [fiche de 10-2 et moyenne de points mérités de 1,79]. Il n’a jamais cessé de s’améliorer, au point où il cogne à la porte des ligues majeures.»

• Roel Santos et Yoelkis Guibert, Cuba

Santos avait mis sa vitesse à la disposition des Capitales en 2016 avec une moyenne de .301 et 23 buts volés, tandis que la jeunesse de Guibert l’avait empêché d’éclore au Stade Canac en 2023. «Ce qui m’impressionne, c’est de voir que les deux continuent de rouler leur bosse. Surtout Guibert, qui est bien meilleur aujourd’hui qu’il ne l’avait été avec nous.»

• Juremi Profar, Delano Selassa et Wendell Floranus, Pays-Bas

«Juremi a été un joueur très important pour nous dans la conquête de notre championnat en 2023 [14 circuits]. Selassa, lui, n’était peut-être pas prêt pour le baseball professionnel lorsqu’il a joué brièvement à Québec au début de la saison 2024. Enfin, Floranus avait bien fini l’année avec nous en 2018 [fiche de 2-3 avec 32 retraits au bâton en 31,2 manches] et j’aurais voulu le ramener la saison suivante, mais il avait opté pour le Mexique. Il a lancé avec les Aigles de Trois-Rivières, l’an passé, et il lance encore fort.»

• Murilo Gouvea, Brésil

Le lanceur de 37 ans avait effectué six départs avec les Capitales en 2017, conservant une fiche de 1-3. «Je l’avais acquis à la date limite des transactions. Il avait été correct, sans plus», se souvient le gérant.

Avec des représentants répartis dans une demi-douzaine d’équipes nationales, les Capitales font une nouvelle démonstration de leur diversité géographique. Les partisans pourront donc suivre la compétition avec un sentiment d’appartenance, sachant que l’ADN de leur équipe s’y retrouvera.

Abonnez-vous à

vos Capitales

Devenez membre de notre communauté en ligne et obtenez plus rapidement des billets pour les matchs ou les événements sportifs à venir !